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 Vocabulaire animaux

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Draugaran

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Date d'inscription : 05/10/2012

MessageSujet: Vocabulaire animaux    Jeu 14 Mai - 18:52

Cheval de bataille : un chevalier voyageait habituellement avec un palefroi alors que le destrier était mené de la main droite par un ecuyer, d'ou le nom.

Destrier : rapide et robuste, cheval de bataille, seul cheval a recevoir un nom propre.

sommiers : chevaux gras et taillé pour porter bagages et marchaNdises, bête de charge, ou autres bêtes de somme.

cheval morel :nom traditionnel d'un cheval à la robe noire. Ce nom suggère le maure au teint basané.

Roncin (rosse): grand et gros cheval de charge, une monture pour les valets et les écuyers.

Palefroi est un cheval de monte, plus léger que le destrier, employé par les chevaliers pour leurs déplacements pacifiques et cérémonie. Le roncin est aussi un cheval de monte de qualité inférieure, utilisée par les serviteurs et écuyers. Vient ensuite le sommier encore inférieur.

têtière : partie de la bride appliquée sur la tête du cheval pour soutenir le mors

Oiseau de proie : on nomme tiercelet le mâle de certains oiseaux de proie, faucons, gerfauts ou autours, plus petits d'un tiers que la femelle.

Fauconnerie : marqueur social important : requiert une science particulière, des loisirs, et elle fait passer le plaisir esthétique d'un beau vol avant le profit résultant de la prise. Les oiseaux sont précieux et cher.
Deux familles : les falconidés (toutes les espèces de faucons) oiseaux de "haut vol" et les accipitridés (l'autour et l'épervier) oiseaux de "bas vol".
Le faucon gerfaut, le plus grand des faucons, rare et prisé, originaire des pays nordiques. Le plus prisé, quoique le plus courant est le pélerins. L'émerillon est le plus petit mais rapide. L'autour est un chasseur redoutable dans les bois, seule la femelle porte ce nom, le mâle est nommé tiercelet. L'épervier ressemble à l'autour mais il est d'une taille moindre.
On faisait grand cas de l'âge des oiseaux. Le jeune rapace qui porte le plumage mêlé de roux de la première année est dit "sor". A sa première mue de printemps il acquiert un plumage différent entre le brun et l'ardoise. On précise ensuite le nombre de ses mues, un oiseau de 5-6 mues est très apprécié.
Faire courtoisie à l'oiseau : lui donner une récompense pour lui faire lâcher sa proie et la prendre.
Faucon crécerelle : seul faucon autorisé pour le troisième fils d'une famille noble, celui qui devient évêque ou autre.

Vénerie : se pratique généralement avec deux sortes de chiens : les lévriers et les chiens d'arrêts (braques), gros gibier, requiert l'utilisation d'armes, manière de s'exercer à la guerre.
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Draugaran

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MessageSujet: Re: Vocabulaire animaux    Mer 23 Nov - 18:24

LES CHEVAUX

Les chevaux : Elevage « a la ferme » concernant 1, 2 ou trois juments poulinières est sans doute le système le plus répandu. Il existe des troupeaux de chevaux sauvages en grand nombres qui se reproduisent presque sans contrôle dans les zones incultes et les forêts. En Bretagne le vicomte du Rohan dispose dans sa forêt d’environ 500 ou 600 bêtes. Il existe aussi des haras étroitement surveillés. Il y a des haras seigneuriaux probablement destinés à produire des bêtes de qualité, des « chevaux de nom ». Un abbé de Bretagne disposait dans sa forêt d’un ou de plusieurs haras de chevaux et de juments privées ou sauvages. Les bêtes lui appartenant en propre étaient marquées au fer rouge représentant une crosse.

Les grands seigneurs et les petits nobles, les abbés et les prélats utilisent des chevaux nés, élevés nourris et dressés dans leur propre domaines. On peut imaginer des paysans en petit nombre utilisaient eux aussi des chevaux qu’ils avaient eu même produits.

Les animaux devaient répondre à des objectifs définis à partir de distinctions fondamentales entre les chevaux de trait (ou de harnois), les chevaux de selle ou coursiers et les sommiers, éventuellement porteurs de bât.

En ce qui concerne les chevaux de selle, l’essentiel repose sur le dressage, en douceur, ce qu’on appelle « l’enseignement du poulain » lequel se devant être long, minutieux, attentif : faire accepter le frein et le mors à un jeune poulain, mettre une selle sur son dos n’étant pas tâche facile. Il fallait les habituer au bruit pour les chevaux d’armes.


Le commerce des chevaux se fait à des niveaux variés : la tractation pouvait se passer sur place, entre un éleveur et un acheteur, mais les animaux pouvaient être aussi mis en vente dans le cadre d’un marché hebdo ou d’une foire annuelle ou pluriannuelle.

Le grand commerce international des chevaux prend son essor à la fin du MA. Tantôt des émissaires des princes et de grands seigneurs se rendent sur place pour choisir les plus belles bêtes et les ramènent avec forces précautions, jusqu’à leur commanditaires. Tantôt les marchands les conduisent eux même jusqu’aux lieux de vente : les foires. Les chevaux viennent de partout. Bon nombre de montures sont destinées à la guerre : c’est pourquoi les autorités des pays d’origines contrôlent de près leur exportation, de même que pour les armes et armures.


Le cheval offrait au monde rural sa force de travail : traction de la herse et la charrue, action de moulins à cheval ou à chevaux (en assez petit nombre). Transport dans un rayon d’action limité, des denrées agricoles au sein des exploitations, des terroirs, des seigneuries, grâce à des chariots ou des chars à quatre roues, parfois cerclées de fer.

Dans le nord de la France, il n’est pas rare qu’une grosse ferme d’une 20aine d’hectares, dispose de 4 chevaux de charrue, d’un cheval supplémentaire pour la charrue et la herse, de plusieurs colliers d’attelage ainsi que des traits complémentaires. Ils finissent par remplacer les bœufs.

Quantité de transports se développent en dehors des frontières strictement locales. De la laine, des draps, des épices des armes, du vin du sel et du blé, autant de produits transportés sur de grandes distances. Sur les fleuves et les rivières, ce sont des équipes de chevaux et non plus d’hommes qui font remonter les cours d’eaux aux barges et bateaux.


La guerre : recourt croissant aux chevaux : les chefs étaient souvent pourvus de montures, tandis que les charrettes attelées étaient chargés du transport des armes et des vivres. Ceux qu’on appelait au cœur de la guerre de 100 ans les « gens d’armes et de trait » étaient tous pourvus d’un cheval, souvent plusieurs, dont ils se servaient pour charger l’adversaire et le poursuivre en cas de fuite.

Au 15ème une armée en campagne de quelques milliers de combattants étaient riches de plusieurs centaines de charts et de chariots, susceptible d’être disposés en cercle pour former un camp fortifié et mobile.

Ces chevaux étaient très vulnérables : la maladie, la faim, les mauvais soins et les blessures de guerre provoquaient de véritables hécatombes. Il fallait remplacer les pertes, hors les chevaux le plus souvent n’appartiennent pas à l’autorité qui faisait la guerre mais au combattant, surtout aux gens d’armes auxquels il revenait de fournir en monture les serviteurs qui les accompagnaient. Et le cheval, coursier, coûte très cher : 3 ou 4 fois plus qu’un cheval de trait, avec des records à plusieurs centaines de pièces d’or.

Au 14ème les rois et les princes ont pratiqués le « restor » le remboursement de la monture perdue, en fonction d’une évaluation préalable, impliquant une description aussi précise que possible de chaque animal. De la même façon le roi et les princes remboursaient souvent les montures perdues en service par leurs officiers civils. Mais cela coûte très cher et à cause des abus, cette idée est abandonnée progressivement compensée par des dons exceptionnels ou ponctuels.

Le cheval n’est pas réservé aux actions militaires. Le roi à sa propre écurie dirigée par son premier écuyer d’écurie pour ses déplacements et ceux des membres de son hôtel, et dispose d’un nombre non négligeable de messagers à cheval chargés de la transmission des ordres et des nouvelles.

Poste : les messagers royaux pouvaient se faire ouvrir les portes des villes de jour comme de nuit et réquisitionner des chevaux dans le cadre de relais de poste afin de se déplacer le plus rapidement et le plus surement possible.

Les cours du temps, au premier chef celle du roi de France, étaient d’abord de vaste rassemblement de chevaux, en général parmi les plus beaux, offerts par de grands seigneurs et autres courtisans à leurs maîtres, seigneurs et souverains, lesquels devaient faire preuve de sa munificence.


Ils pouvaient aussi servir de nourriture mais seulement dans des circonstances exceptionnelles (sièges, disettes, …) C’est un tabou alimentaire. Barbares, slaves, païens « mangent la viande des juments et s’enivrent à force de boire leur lait et leur sang ». Le cuir et les crins sont utilisés pour fabriquer des selles.

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