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 Loisir (jeux, musique, etc)

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Draugaran

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MessageSujet: Loisir (jeux, musique, etc)   Jeu 21 Mai - 11:55

Instruments de musique : instruments à cordes : pincées : harpe, psaltérion, rote.
Archet : vielle, gigue.
Harpe : composée de 6 à 25 cordes faites de boyaux, de crin de cheval et de métal (13ème siècle). Les harpes de petites tailles étaient tenues à la main, les grandes posées sur le sol.
Psaltérion : généralement de forme triangulaire. Sur sa caise de résonance, les cordes, souvent doubles, étaient tendues sur deux jeux de chevalets placés à chaque extrémité. On le tenait sur les genoux ou incliné sur la poitrine, et l’on en jouait avec les doigts ou avec un plectre.
Rote : héritière de la cithare antique. Souvent triangulaire ou en jouait comme du psaltérion. Ce qui l’en distinguait était l’absence de caisse de résonnance, les cordes étant souvent montées sur un simple chassis.
La symphonie était vraisemblablement un instrument à corde frotté par une roue et garni de touche, assez proche de notre vielle moderne. Au contraire la vielle médiévale ressemblait beaucoup à la gigue (« violon ») ; le corps de l’instrument est concave, la table d’harmonie est percée de deux ouies. Mais les cordes de la vielle (5 le plus souvent) sont montées sur un chevalet grâce à un cordier et à des chevilles, alors que celles de la gigue (au nombre de trois) sont attachées au corps de l’instrument sans chevalet, à la manière de celles d’une guitare. La vielle, jugée plus noble, demandait aussi plus d’habileté que la gigue.
Parmi les instruments à vent, on compte plusieurs sortes de cors. L’un, léger et au son aigu et clair, était appelé gresle (trompette) ; l’autre, la buisine (bousine ou buccin), était une trompe légérement courbée, qui s’élargissait depuis l’embouchure et rendait un son éclatant. On recense aussi la fretele (flûte), le chalumeau et la musette (ou muse) est un ancêtre de la cornemuse. Grosse chevrette en peau, elle était garnie d’une pipe pour souffler et une flute ou chalumeau. Mais le bourdon (sorte de cornet) de notre cornemuse.
Percussions : timbre, sorte de cymbale, et le tambour.

Jeux : Jeux de dés, de tables, et d’échecs. Dés, jeux de pur hasard. Raffle, griesche, le dringuet, le hasard, la mine.
Jeux de table : table désigne le support du jeu. Tracés sur des tablettes en bois, aussi bien que sur le sol ou la pierre, des diagramme de plus ou moins complexe permettent de faire évoluer des pions ou des jetons dans des stratégies d’alignement, de configuration ou d’opposition avec ou sans l’aide de dés. Trictrac.
Jeux d’échec : jeu noble par excellence.
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Draugaran

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MessageSujet: Re: Loisir (jeux, musique, etc)   Dim 18 Sep - 13:10

La chasse : les proies :

Au XIV siècle, le roi Modus distingue les 5 bêtes fauves, à savoir le cerf, la biche, le daim, le chevreuil et le lièvre et les 5 bêtes noires, à savoir le sanglier, la laie, le loup, le renard, et la loutre. Les cerfs, très répandus, sont des bêtes légères, fortes et très avisées. Lorsqu’ils sont en rut, ils frappent durement et s’avèrent alors très dangereux pour l’homme. Leurs poils peuvent être bruns, fauves ou blonds, et leurs têtes ont diverses formes, selon la disposition ou la dimension des cors. Phebus considère que la chasse au cerf est la plus noble qui soit.

Il existe deux sortes de biches : les unes portent, les autres ne portent point. Ces dernières sont en général plus grasses et meilleures en hiver. Mais il est plus agréable et plus amusant de prendre la biche qui a un faon.

Les daims n’aiment pas les régions où se tiennent les cerfs et se rencontrent en grands troupeaux. Ils ont la meilleure venaison de la mi-juillet à la mi-septembre. Ils demeurent volontiers dans les hauteurs.

Les chevreuils permettent une chasse agréable car elle dure toute l’année, et leur fuite est plus longue que celle des cerfs en pleine saison. Leur chair est plus saine que celle des autres bêtes sauvages. Ils vivent dans les buissons épais et les bruyères denses, dans les genets ou les ajoncs et généralement dans les hautes régions où il y a des vallées et des collines.

Chasser des lièvres, malgré leur petite taille est plaisant car la chose est possible toute l’année le soir comme le matin. D’autre part ces animaux fuient longuement en montrant beaucoup de malice. Ils vivent dans des endroits variés selon les moments, dans les fougères, les bruyères, les blés, les guérets ou les bois.
Les plus grosses des 5 bêtes noires, les sangliers, peuvent constituer un grave péril pour les chasseurs. Quand ils sont échauffés, en colère ou blessés, ils foncent droit devant eux. Ils demeurent dans les bois, les plus épais.

Les laies se prennent difficilement, car elles fuient longtemps sans se fatiguer, n’attaquant pas les gens comme les sangliers, il est difficile de les tuer. Enfin les chiens n’osent pas les prendre.

Les loups, fort répandus au moyen Age, terrorisent les paysans, voire les habitants des villes, tels les parisiens qui pendant la famine de 1438 sont les proies des loups venus des bois de Vincennes et de Boulogne. Ils ont une grande force et leur morsure est mauvaise. Ils courent vite au point de semer les lévriers. Très habiles et rusés toutefois, ils ne fuient jamais trop vite pour ne pas se trouver hors d’haleine.

Comme les loups les renards sont des bêtes pleines de malice. Leur chasse est belle, car les chiens les poursuivent de près et les sèment facilement. Ils vivent volontiers dans les haies, les buissons et les fossés près des villages pour s’attaquer aux poules.

Les loutres se nourrissent de poissons et demeurent près des rivières, des viviers et des étangs où elles causent de grands ravages.

Il faut ajouter notamment, en ce qui concerne le gros gibier, les ours, fort nombreux dans les régions montagneuses. Quand on les chasses ils fuient l’homme mais quand ils sont blessés ils courent sus à ce qu’ils voient devant eux.
Enfin, dans les premiers siècles du MA vivent les aurochs.

Le gibier à plume relève de la fauconnerie. Parmi les oiseaux des bois, les faucons et les autours prennent surtout des perdrix et des faisans. Quant au gibier aquatique, outre les canards, outardes, sarcelles, vanneaux, il comporte de grands animaux tels que grues, hérons et cygnes sauvages qui au MA sont appréciés sur le plan gastronomique.

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Draugaran

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MessageSujet: Re: Loisir (jeux, musique, etc)   Lun 19 Sep - 17:50

La chasse : Organisation

La chasse est un principe libre, mais dès l’époque mérovingienne des réserves sont instituées. Il y a des gardes forestiers. Chasser sur les terres royales vaut la lapidation.
Charlemagne permet à l’abbé et aux moines de saint Bertin de faire chasser leurs hommes dans leurs propres bois mais il fait exception des forets constitués à son usage. Un capitulaire interdit de poursuivre le gibier dans les forêts de l’empereur sous peine de ban. Le capitulaire de Quierzy de 877 fournit une liste des forêts où le fils de Charles le chauve n’a pas le droit de chasser ou ne possède qu’un droit restreint. Il y a donc des réserves de gibier et de poisson.
Les aristocrates peuvent aussi posséder des forets, Louis le pieu les tolère si elles sont anciennes.

Ensuite le terme forestis ne désigne plus que la zone géographique. La chasse continue d’être libre sous certaines conditions. Un homme est attaqué en justice parce qu’il a agrandi une garenne dans un lieu où chacun a le droit de chasse.

Avec le développement de la culture et de la démographie les rois et seigneurs pour ne pas perdre du gibier et continuer leur activité favorite constituent de vastes réserves de chasse. Elles portent le nom de forêt ou de garennes selon qu’elles renferment du gros ou du petit gibier. De telles pratiques entraînent une gêne pour les paysans voisins car les animaux se nourrissent sur leurs champs. D’autre part, les seigneurs pour agrandir leurs réserves ont tendance à s’opposer au défrichement voire à expulser des paysans de leurs champs. De tels abus se multipliant la royauté tente de restreindre les garennes. Fréquemment les nobles ne peuvent établir de garennes à lapin que là où ils possèdent leur résidence principale et dans une certaine limite.

A côté de ses réserves il y a de véritables parcs. Description d’un endroit proche du palais impérial, entouré de solides murailles. Planté d’arbres, traversés par un paisible cours d’eau, il est peuplé d’oiseaux divers et de bêtes sauvages. C’est là que le roi se rend avec quelques compagnons pour tuer cerfs, daims et biches ou bien, lorsque la glace durcit le sol en hiver, pour chasser les oiseaux au faucon.

Jusqu’à la fin du 14ème les roturiers libres peuvent chasser en dehors des garennes, mais une ordonnance enlève le droit de chasse à toute personne non noble sauf aux gens d’église et aux bourgeois vivant de leurs rentes.

A en juger par l’exemple de la Sologne les simples seigneurs de fief ont droit de chasse sur leur terre ou sur une partie de celle-ci en ce qui concerne les lièvres, lapins, renards, faisans et perdrix, tandis que les hauts justiciers possèdent ce doit dans les limites de leur justice et en outre celui de chasser les cerfs, biches, chevreuils, porcs, sangliers et truies.

Avec la seconde moitié du XVeme la chasse est de plus en plus réglementée. Le roi veut trouver du gibier lorsqu’il pratique ce sport. La royauté tend à tout contrôler et s’interesse aux revenus du pays. En outre il importe de réglementer le port d’arme. Enfin les bénéficiaires du droit de chasse veulent tirer un max d’avantage de leur privilège. Le roi interdit donc de chasser aux non-nobles, aux clercs, et aux gens d’arme.

A toutes les époques les paysans peuvent chasser les animaux nuisibles, les petits oiseaux et les oiseaux de passage. Par-dessus tout il y a de nombreuses dérogations.

Les forêts sont gardées par des gardes forestiers qui veillent à la conservation du gibier. Ils ont pour rôle de défendre les forêts royales et de garder le gibier qui s’y trouve et les poissons. Ils doivent veiller ce que les personnes auxquelles le roi a donné son autorisation de chasser ne prennent pas plus de bêtes qu’elles en ont obtenu la permission. Ils ne sont pas tous sous l’autorité royale. L’un deux est au service des religieux de saint germain les prés dont il surveille à la fois le bois et la vigne.

Les intendants doivent veiller attentivement à la garde du gibier dans les forêts royales ainsi qu’aux autours et aux éperviers réservés pour le service du roi. Ils sont tenus d’avoir chacun dans leur district de bons ouvriers, en particulier les oiseleurs, des personnes qui sachent bien faire des rets pour la chasse comme pour la pêche et pour prendre des oiseaux. Ils doivent adresser tous les ans au roi a noel de façon claire et méthodique un état des revenus, en particulier le compte du gibier pris dans les forêts sans sa permission et celui des compositions. Le palais comprend, entre autres fonctionnaires, quatre veneurs principaux et un fauconnier et des délégués comme les gardes-chasse, les officiers des chiens, les chasseurs de castors. Ces veneurs ne sont pas seulement chargés d’organiser la chasse mais aussi de fournir en gibier la table royale.

Pour former un bon veneur selon Phébus, il convient d’abord de choisir un enfant de 7 ans tout au plus dont le maître ait l’amour des chiens et le batte en cas de désobéissance. Il faut que cet enfant connaisse tous les noms des chiens, qu’il nettoie chaque matin le chenil, mette de l’eau fraîche deux fois par jour dans le vase où boivent les chiens, remue la litière tous les trois jours, remette une litière neuve une fois par semaine. Il faut qu’il sache comment adresser la parole aux chiens, les mener s’ébattre ou faire la poursuite, bref qu’il connaisse tout ce qui touche à l’office de page. Devenu valet de chien a 14 ans, l’adolescent doit aller en quête pour reconnaître le gibier, en particulier les cerfs.
De valet de chien il est ensuite promu aide à l’âge de 20 ans. Enfin il devient veneur, et pour être bon veneur il doit savoir chasser, faire rentrer sous bois les bêtes qui ont gagné les champs, prendre le cerf à force et par maîtrise. Il doit porter de gros houseaux de cuir épais pour se protéger des épines et des ronces, être vêtu de vert en été pour le cerf, de gris en hiver pour le sanglier, porter le cor au cou, l’épée au flanc et un couteau à dépecer de l’autre côté. Il doit avoir trois chevaux et tenir dans sa main gantée l’estortoir, c’est-à-dire un bâton destiné à garantir le visage et détourner les branches d’arbres.

Toute une organisation se développe qui a pour but d’assurer la police des bois et de veiller à la protection du gibier. En Sologne des sergents à pied et à cheval surveillent les forêts. Les peines infligées aux braconniers sont généralement assez sévères (gingne : instrument de torture destiné aux voleurs de lapin acheté par un seigneur et placé dans la salle du château.

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Draugaran

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MessageSujet: Re: Loisir (jeux, musique, etc)   Lun 19 Sep - 17:53

La chasse : armes et techniques


La loi des wisigoths mentionne des pieux, des fosses, des lacets, des arcs tendus, des traits. Mais il s’agit de légiférer quant aux accidents causés aux hommes et aux animaux domestiques par ces pièges. Ceux-ci ont pour but de détruire les bêtes sauvages nuisibles aux vignes.

Lors de la chasse à courre, l’animal aux abois est servi à l’épieu, à la dague, à l’épée, voire à la lance du haut du cheval. Phébus écrit que le veneur a bien raison de porter un épieu dans sa main, quand il est a cheval, pour chasser le sanglier, encore qu’il soit plus beau et plus noble de le frapper à l’épée. Mais si le sanglier attaque un homme face à face, celui-ci ne peux pas le toucher de son épée. Par contre s’il a un épieu, souvent il le lance et ainsi atteint la bête.

Pour le cerf le bon veneur doit descendre de cheval et venir de loin par derrière. Et prenant soin de n’être point vu, il peut le frapper de son épée ou lui couper le jarret. S’il est muni d’un arc, il doit tuer l’animal, mais en faisant attention à ne pas blesser les chiens.

Pour la chasse à tir on utilise l’arc et les flèches au début du MA. Quand le roi des wisigoths participent à une chasse, il ne porte pas d’arc attaché au côté, mais s’il aperçoit un oiseau ou une bête sauvage, il replie la main derrière le dos et un serviteur y place l’arc dont la corde est détendue. Parfois il bande l’arc en faisant fléchir les extrémités, parfois en appuyant sur son talon levé la partie de l’arc qui comporte le nœud, il fait glisser son doigt sur la corde jusqu’à ce qu’il ait noué la boucle pendante. Puis, après avoir pris les flèches, il les lance avec une très grande habileté.

A partir du 12ème l’arc est supplanté par l’arbalète, bien que toujours utilisé notamment pour le lapin. Phébus reprend les enseignements du roi Modus pour qui l’arc est un instrument très utile qui permet de s’amuser, de chasser et de défendre son corps, explique qu’on peut prendre les bêtes en les tirants à l’arc, soit à l’arbalète, soit à l’arc à main appelé anglais ou turc.

L’arc à main doit être d’if ou de buis et mesurer vingt poignées entre les deux trous où la corde est attachée et, quand l’arc est tendu, la distance entre l’arc et la corde doit être de la longueur d’une main. La corde de soie est plus fine et plus résistante que celle du chanvre ou de fil et sa détente est plus cinglante. L’arc ne doit pas être trop dur afin qu’on puisse facilement le tenir bandé et que la main soit plus sure.
Parfois une bête s’approche silencieusement ; si l’arc est trop dur, il ne peut être longtemps bandé à l’avance et le fait de bander donne l’éveil à la bête. La longueur de la flèche doit être de huit poignées et le fer avoir une largeur de quatre doigts à l’extrémité des barbes ; il doit être aigu, tranchant des deux côtés et avoir cinq doigts de long. Pour faire aller la flèche droit au but, il faut éviter que ses empennes ne se heurtent au départ contre l’arc, ce qui la ferait dévier.

Certaines chasses se font avec des engins. Quand un veneur veut prendre le cerf en abrégeant son plaisir et vilainement, il construit une haie en temps de carême, en un lieu couvert et bas pour que les bêtes ne s’aperçoivent de rien. Cette haie ne sera pas toute droite et elle aura une hauteur d’une grande toise au moins. Elle sera épaisse avec des ouvertures rapprochées le plus possible. Il est préférable qu’elle soit de corde plutôt que de bois. Il faut que les ouvertures aient deux coudées de large et quatre au moins de haut pour le cerf et il est bon d’y mettre des lacs de tous genres. Elles doivent être faites et couvertes de façon que le cerf ne puisse apercevoir les bâtons qui les encadrent.

Si le veneur a des rets, il faut qu’il les tende aux deux bouts des haies en les inclinant de chaque côté. Les lacs et les rets seront de couleur verte afin que les bêtes ne les voient pas. Ceux qui chassent aux rets disposeront d’un pic de fer pour creuser des trous qui recueillent les bâtons, d’un maillet et d’un tour pour tendre les cordes. Les haies destinées aux sangliers et aux loups ressemblent à celles utilisées pour le cerf. Elles sont seulement plus épaisses et plus basses, et munies d’ouvertures également plus basses. Et alors que les lacs pour le cerf se trouvent à un pied de terre, pour le sanglier et le loup ils traînent de deux pieds par terre. Le daim, le chevreuil et le renard peuvent aussi être pris dans les haies et les rets.

On chasse également à l’aide de fosses. On creuse alors une grande fosse de trois toises de profondeur, plus large au fond qu’à l’entrée, que l’on recouvre de branchages. On installe des ailes de chaque côté. Trois hommes sont nécessaires, un à chaque bout des ailes et l’autre au milieu. Et quand la bête se trouve entre la fosse et eux, ils doivent la pousser de sorte qu’elle tombe dedans. Mais une telle chasse est pour phébus une affaire de vilains, de gens du commun et de paysans.

Il y a aussi des appelants : des cerfs domestiques qui servent à attirer les animaux sauvages.


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Draugaran

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MessageSujet: Re: Loisir (jeux, musique, etc)   Lun 26 Sep - 17:09

La chasse : Les chiens et les oiseaux de proie

Les chiens.

Les chasseurs sont accompagnés de chiens. Chez les bavarois ils sont classés en fonction des services qu’ils rendent. Il y a le chien qui chasse sous terre, le chien d’oiseau qui fait lever le gibier ou va le chercher lorsqu’il est tombé dans des endroits difficiles. Viennent ensuite les chiens qui pourchassent les bêtes les plus grosses, les chiens de bergers et les chiens de garde.

Phébus distingue les dogues, les lévriers, les chiens courants, les chiens d’oiseaux et les mâtins.

Les dogues gentils ressemblent aux lévriers sauf en ce qui concerne la tête qui doit être grosse et courte. Ils ont habituellement le poil blanc avec une tache noire près de l’oreilles droites et pointues. Ils sont capables de faire mal plus que nulle autre bête, et ils sont plus mal gracieux et plus étourdis que les autres chiens. Ils tirent fort sans lâcher leur proie et lorsqu’ils sont bien dressés, ce sont les meilleurs chiens. Les dogues vautres ont de grosses têtes, de grosses lèvres et de grandes oreilles et ils sont fort aptes à chasser les ours et les porcs. Mais ils sont pesants et laids. Les dogues de boucherie mènent les bestiaux achetés par les bouchers. Ils sont bons pour la chasse des ours et des sangliers.

Le lévrier doit être de taille moyenne, de la sorte il peut s’occuper de toutes les bêtes, grandes et menues. Ils doivent avoir une longue tête, assez grosse, en forme de brochet. Le bon lévrier doit courir si rapidement qu’il puisse atteindre toute bête. Il doit se montrer gai, doux, joyeux, volontiers gracieux, sauf à l’égard des bêtes sauvages.

Le chien courant a généralement le poil noir tacheté. Il doit être grand et gros de corps, avoir un long museau et de grosses lèvres pendant bien bas. Les chiens courants chassent de diverses manières : certains se hâtent tellement qu’ils s’arrêtent hors d’haleine et laissent partir la bête quand ils devraient la prendre ; ils conviennent très bien au sanglier. D’autres chassent lentement et pesamment, mais ils sont capables de courir tout un jour à cette allure. D’autres chiens moyens courent assez rapidement et chassent et rechassent assez bien. Certains chassent au vent et d’autres le nez à terre. Il existe trois sortes de chiens bons et sages : le chien baud, les chiens cerfs-bauds-muets, les chiens cerfs-bauds-rétifs. Ce sont les chiens courants qui procurent le plus de plaisir car ils chassent tout le jour, alors que les lévriers et les dogues saisissent vite leur proie ou se laissent mettre en défaut.

Une autre espèce de chien est appelée chiens d’oiseaux et épagneuls. Les beaux biens d’oiseaux ont une grosse tête et un beau poil blanc ou tacheté, avec une queue épaisse. Leur spécialité est la perdrix et la caille. Mais ils sont querelleurs et aboient fréquemment.

Les mâtins ont pour rôle de garder les bestiaux et la maison de leur maître, mais certains chassent toutes les bêtes. Ils ne sont pas très appréciés.


Les oiseaux de proies.

La loi des bavarois est assez explicite en ce qui concerne les oiseaux de proie classés en fonction du gibier poursuivi. Elle nomme d’abord les oiseaux qui chassent la grue, celui qui chasse les oies, celui qui chasse le canard, ce sont des oiseaux de bas vol destinés au gibier d’eaux, et l’épervier.
Pour les oiseaux de haut vol il y a 6 espèces de faucons : le pèlerin, le gerfaut, le sacre, le lanier, et les oiseaux de petite taille, l’émerillon et le hobereau. Le pèlerin est le plus utilisé.
Les oiseaux de bas-vol comprennent les autours et les éperviers.

La valeur des oiseaux de chasse est fonction de leur espèce et de leur degré d’entrainement. L’empereur Frédéric 2 donne une liste très complète des instruments destinés à leur dressage et à leur entretien. Il distingue les objets qui servent à maintenir captifs les oiseaux de proie, à savoir les gets (courroies de cuir mises autour des pieds des animaux), les longes et les sièges ; Ceux qui permettent de les apprivoiser et de leur apprendre à quitter le poing et à y revenir ; enfin ceux qui servent à la chasse, c’est-à-dire les clochettes et les gants.

Le dressage comporte un certain nombre d’opérations, assez fréquemment cruelles. Tout d’abord on « cille » l’oiseau, c’est-à-dire qu’on lui coud les paupières avec un fil métallique. Puis on lui met les gets, la longe, les sonnettes et après, le chaperon. Quelques temps après les paupières sont décousues progressivement pour que l’oiseau s’habitue à la lumière. Pour le dressage proprement dit on accoutume l’animal à être porté, à obéir au fauconnier, à attraper les proies ; à cette fin on emploie un leurre, c’est-à-dire une sorte d’oiseau de cuir ou de drap fixé à une laisse qu’on fait tourner.

Les oiseaux de proie ont une grande valeur. La loi salique déclare que si quelqu’un s’est emparé d’un autour, il est frappé d’une amende de trois sous ; si l’oiseau est sur la perche, l’amende s’élève à 15 sous, s’il se trouve dans une pièce fermée à clef, l’amende atteint la somme importante de quarante-cinq sous. La loi des burgondes va plus loin : le voleur doit laisser l’oiseau volé lui manger 6 onces de chair sur la poitrine, à moins qu’il ne préfère payer 6 sous de dommages au propriétaire, plus deux sous d’amende. Lors du siège de Paris, les gardiens d’une tour lâchent leurs éperviers pour qu’ils ne périssent point dans l’incendie allumé par l’ennemi. Les hommes sont donc très attachés à leurs oiseaux de proie qui constitue des cadeaux appréciés. Pour remercier un donateur l’abbé de redon lui envoie un faucon de 50 sous, et quelques temps après un cheval de même valeur. En 1326 à la capture un gerfaut vaut 10 livres, un autour femelle 5 livres. En 1380 à l’achat les faucons valent de 15 livres 7 sols à 18 livres.


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MessageSujet: Re: Loisir (jeux, musique, etc)   Lun 26 Sep - 17:11

La chasse : Le déroulement

La chasse classique :

Les textes du haut moyen age donne l’impression d’une certaine improvisation. Chasse de Charlemagne : dès que l’aurore apparaît, la foule de nobles se place sur le seuil du palais. Les chevaux qui hennissent, les gens de pied qui s’interpellent, les maîtres qui donnent des ordres à leurs serviteurs remplissent l’air de bruit. Enfin le roi parait. Des jeunes gens portent des épieux et des filets et conduisent les chiens avides. Les portes de la ville s’ouvrent et tout le monde se dirige vers le fleuve. Alors la reine quitte son appartement entourée d’une nombreuse escorte. Le groupe resplendissant des jeunes filles que mènent les propres fille de Charlemagne est longuement décrit.
Sur le bord du fleuve, la foule se presse autour du roi, les chiens sont détachés. Ils se dirigent vers les tanières, parcourent les fourrés. Les cavaliers autour du bois se préparent à cerner les bêtes. Mais un sanglier est vu dans la vallée. Aussitôt les cavaliers s’élancent à la suite des chiens qui le pourchassent. Le sanglier se dirige en montant vers des retraites inaccessibles, mais épuisé il doit s’arrêter, alors il se retourne contre les chiens. Le roi Charles accourt et plonge son glaive dans la poitrine de l’animal qui expire. Bientôt de nombreux cadavres des bêtes sauvages jonchent le sol.

Au 14ème, la chasse à courre, celle que prisent les nobles, est organisée de façon très précise. La veille de la chasse, avant d’aller se coucher, les veneurs se réunissent et se partagent les quêtes. Se levant avant le jour ils vont chacun à leur quête à la vue, aux champs, aux jeunes taillis ou aux forts. Le veneur avec son limier détourne le cerf, c’est-à-dire qu’il l’isole pour la chasse, en reconnaissat et en marquant l’enceinte ou il se trouve. Puis il s’en va à l’assemblée des chasseurs où il décrit ce qu’il a vu. Le cerf qui convient doit être grand et avoir des poils bruns ou blonds, son ventre doit être bien tombant avec de grosses touffes de poil dessous. Il doit avoir une croupe large, des fesses grosses, blanches et hautes, des flancs hauts et pleins, la queue courte et le cou gros et bien en chair vers les épaules.
Le seigneur ordonne ensuite quels chasseurs iront laisser courre, quels chiens ils laisseront courre, quels chiens irons au relais et où le relais ira. Puis ils s’assoient sur l’herbe verte pour manger, et quand on entend de bonnes nouvelles du bois ils montent à cheval pour laisser courre.

On corne à plusieurs reprises au cours de la chasse. Il existe 5 manières de corner : la première est de corner pour chien quand on a trouvé le cerf grâce au limier, la seconde est de corner chasse quand les chiens chassent, la troisième de corner quête, la quatrième de corner retraite et la cinquième de corner prise.
Une fois tué le cerf est écorché et dépecé. Pour cela on le met sur le dos, les quatre pieds en l’air. (voir traités de chasse)

Le roi Modus distingue 7 chasses à l’arc. Il explique par exemple comment on entoure les bêtes d’archers. Cette chasse se fait de deux façons. Dans le premier cas les archers qui vont trouver les bêtes emmènent deux chevaux tout au plus ; le plus expérimenté d’entre eux va en tête à cheval, et les autres le suivent sous couvert de l’animal. S’ils rencontrent des bêtes ils doivent aller ni trop près ni trop loin, l’arc tendu. Les archers sont placés tout autour. Le chasseur à cheval s’approche alors de ces bêtes et quand elles se trouvent entre lui et les archers, il les dirige sur ces derniers.

Les archers peuvent se mettre également sous le couvert d’une charrette. Dans ce cas, on attache deux roues de charrette à l’essieu de façon qu’elles grincent, car les cerfs habitués à voir des charrettes ne s’effraient pas et s’arrêtent. La charrette garnie de branches feuillues dissimulera les archers. Cette façon d’entourer les bêtes est préférable à la première.

On peut aussi tirer au guet à la souille, qui est une des meilleures chasses qu’un archer puisse faire seul. Elle a lui de la mi-octobre à la fin de novembre. Le chasseur doit se rendre à la souille qui est une mare pleine d’eau et de boue, où les sangliers boivent et se vautrent après avoir mangé. Près d’une souille fréquentée par les sangliers il convient de choisir un arbre ou un buisson en prenant soin que la souille se trouve entre cet affût et le lieu d’où viennent les sangliers, et de faire un siège situé à deux pieds au-dessus du sol afin que les bêtes ne sentent rien. On s’amuse beaucoup car de nombreuses espèces de bêtes passent devant la souille et les sangliers se vautrent dans la boue.

Il existe bien d’autres manières de tirer à l’arc : en faisant une haie d’archers, en tirant à la vue, au guet, à l’affut quand les cerfs reviennent des champs ou en tirant les lièvres dans les blés.


Les haies ou les fosses sont généralement réservées aux pauvres. Ainsi le roi Modus montre à un pauvre comment prendre un sanglier sans chiens. Si un sanglier a pris l’habitude de manger des pommes, il convient de lui donner à manger de l’avoine pendant quelques temps, toujours au même endroit. Quand le sanglier a pris l’habitude de venir manger en ce lieu, il faut faire deux claies ayant deux pieds de haut et poser au bout des claies deux lattes d’une palme de haut, puis mettre la nourriture entre les claies et baisser les lattes après chaque repas, afin que la bête soit forcée de sauter pour manger. Quand elle a sauté une ou deux fois on creuse entre les claies une fosse suffisamment profonde pour que le sanglier ne puisse en sortir quand il y est tombé. Mais la chasse dans ce cas ne constitue guère un divertissement.


La chasse au faucon


Les grands seigneurs pour pratiquer cette activité ont un équipage qui comprend d’abord des faucons, éperviers et autours, puis des chevaux employés à la poursuite du gibier, des chiens pour le faire lever ou pour aider à le prendre, des fauconniers et diverses personnes.

La volerie se pratique sur tous terrains à la différence de la vénerie. En voyage, le noble qui emporte son faucon ou son épervier avec lui, le lance sur les oiseaux que le bruit des chevaux fait lever. Bien plus, on fait voler dans les salles de festin. Au cours d’un banquet donné par le duc de bourgogne dans un intermède deux faucons poursuivent un héron et l’un d’eux se jettent fort si fort sur lui qu’il le fait tomber à terre entre les tables. Mais on pratique la volerie, suivant les circonstances généralement en plaine, dans les bois ou en rivière, parfois dans les champs, dans les chaumes. Le terrain de chasse idéal permet de pratiquer à la fois la vénérie et la volerie et de ce fait associe les bois, les vallées, les étangs et les marais.

La chasse a lieu la plus grande partie de l’année, à l’exception de la période où les oiseaux muent. Le roi Modus déclare que l’on peut chasser à l’épervier en été et en hiver. La chasse d’été dure du 22 juillet jusqu’à la fin de septembre ; elle concerne les perdrix, les alouettes et les cailles. La chasse d’hiver parait moins agréable que celle d’été car les éperviers font de moins beaux vols, le temps est plus mauvais et la compagnie moins gaie. Les éperviers prennent en hiver des pies, des geais, des chouettes, des sarcelles, des vanneaux, des bécassines, des merles, des pigeons et beaucoup d’autres oiseaux. On vole le matin et en fin d’après-midi, non seulement parce qu’un temps de repos est nécessaire en journée, mais aussi parce que ce sont les moments ou les oiseaux de proie chassent le plus volontiers, notamment en fin de journée.
Le déroulement de la chasse : il convient d’abord de faire lever le gibier. L’utilisation de faucons ou d’éperviers nécessite la présence de chiens. Gace de la Buigne conseille de faire trainer par trois chevaux une corde longue de cent toises à travers les chaumes, de façon à faire s’envoler de nombreux oiseaux. Lorsque l’on voyage et que l’on a pas de chiens c’est le bruit des chevaux qui fait lever le gibier.

L’autour poursuivant sa proie jusque sous les couverts, les chiens sont moins nécessaires. On bat sur un petit tambours de cuir pour faire partir le gibier de rivière ou des bois.

La chasse au faucon ou à l’épervier suit certains rites. Lorsque le gibier est levé, les chasseurs demandent à un fauconnier plein d’expérience ou à la personne du rang le plus élevé de désigner celui qui doit faire le premier vol. Généralement il s’agit du propriétaire du rapace le plus apte à prendre l’oiseau qui s’envole. De même si un faucon aperçoit un oiseau que les chiens n’ont pas encore fait s’envoler, celui qui le porte demande l’autorisation de lancer son oiseau, ce qui lui est évidemment accordé. La personne qui indique l’ordre des vols désigne également les faucons qui doivent être lancés ensemble lorsque plusieurs oiseaux de proie sont envoyés en même temps sur le même gibier.

Lorsque le rapace est lancé, on le suit en le huant, c’est-à-dire en l’excitant de la voix. Dès qu’il s’est abattu sur sa proie, il faut lui enlever celle-ci dans le cas d’un petit oiseau ou l’aider s’il s’agit par exemple d’un héron, ensuite le faire revenir.

Il est beau de voir prendre une alouette à l’estourse par un bon épervier. Quand un épervier a chassé une alouette haut et bas et que l’alouette se trouve à une hauteur telle qu’on ne puisse guère la voir, on envoie un autre épervier qui monte la chercher aussi vite qu’il peut. Et quand cet épervier arrive près de l’alouette, il attaque mais ne peut la prendre, et l’alouette descend poursuivie par l’épervier et se met entre les chevaux, pensant de la sorte se sauver, mais l’épervier la saisit. Une telle chasse amuse beaucoup le maître du rapace et ceux qui l’accompagnent.

On peut également prendre les oiseaux avec des engins, sans chiens ni oiseaux, par exemple à l’aide du rets qui se détend tout seul, lorsque l’oiseau touche le sambé, ou du rets à deux manteaux. On capture les faisans de plusieurs façons : l’hiver, comme ils ne trouvent rien à manger, il convient de leur donner du blé en un lieu, débarrassé de neige. On peut y tendre plusieurs engins : la cage, la tomberelle, le rets à deux guèdes et le trébuchet à quatre chevilles. Les deux premiers se détendent tous seuls, les deux autres doivent être tirés pour fonctionner.


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