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 Habitat (public, privé, commercial, etc)

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Draugaran

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MessageSujet: Habitat (public, privé, commercial, etc)   Jeu 21 Mai - 11:59

Lit : Courtepointes : petits matelas de laine ou de plume. Lit simple : étroit aux minces matelas et aux draps de chanvre. Couverture faite d’un brocart de soie jaune étoilée d’or, doublée de zibeline.

Mobilier : essentiellement constitué de coffres, bancs, tabourets, escabeaux, armoires monastiques pour les livres. Les lits et plus encore les tables étaient souvent dressés à chaque occasion. La plupart des meubles étaient facilement transportables, puisque démontables. Tentures et tapis constituaient une part importante de l’ameublement seigneurial. Garnissant murs et sols, ils permettaient de réchauffer les pièces et servait aussi à les séparer en plusieurs espaces plus restreints. Courtines et tapis peuvent aussi servir à décorer les rues lors d’une entrée d’un personnage important dans une ville. La jonchée de jonc, peut servir à remplacer les tapis dans une pièce ou sous une tente.

Perron : emmarchement extérieur qui donne accès à la salle principale du château, le perron servait aux hommes et aux femmes à monter et à descendre plus facilement de cheval. Cette marche de pierre était surtout utile aux chevaliers armés et donc alourdis. Un perron peut aussi entourer une fontaine. Il s’agit alors d’une margelle de pierre.
Salle : pièce principale de la demeure seigneuriale. Pièce de réception et d’apparat, la salle s’oppose à l’espace plus privé et clos de la chambre. Elle est le plus souvent située en haut d’un escalier. Elle est donc dit « salle haute ». Décor : mur de pierre, plafond clouté d’or et murailles décorées de peintures. On y dépose les cadavres et les bières, on s’y arme, on y tient ses cours. Les galeries qui permettent d’assister à un spectacle ou un duel ou un tournoi, sont souvent situées dans cette salle. L’ouverture, au moins symbolique de ce lieu sur l’extérieur, est telle que certains y pénètrent à cheval, par défi ou par manque d’éducation.

Table : pas de table fixe, institution plus qu’un objet. Plateaux posés sur des tréteaux, recouvert d’une nappe. Pour que les convives se lavent et s’essuient les mains, des serviteurs offrent de l’eau dans des bassins, et des serviettes. On prend place autour de la table sur des bancs, des sièges ou bien des lits. On pose ce que l’on mange sur de larges tranches de pain. Par estime pour son hôte, on le place à côté de soi et on peut manger dans le même plat que lui. La boisson est servie dans des coupes ou hanaps, vases à boire, que l’on partage souvent. Les couverts destinés à chaques convives apparaissent plus tard.
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Draugaran

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MessageSujet: Re: Habitat (public, privé, commercial, etc)   Mer 23 Mar - 23:41

Bordelages :


Forme des quartiers prostibulaires : soit une rue, un ensemble de rue, soit une grande maison, soit ensemble mixte d'immeubles prostibulaires aglomérés au centre d'un quartier de tavernes, d'auberges, et de logis.

La bonne carrière des villes méridionales varie en importance avec la fréquentation du lieu. A avignon il s'agit essentiellement d'une longue rue qui traverse le bourg neuf du nord au sud, et des ruelles qui y prennent naissance, Au centre s'ouvre une placette carrée, plantée d'arbres et pourvue d'un puits. Les logements des femmes s'égrènent le long de ces voies qui possèdent aussi leurs tavernes, leurs étuves prostibulaires, et leur hotellerie accueillantes. A perpignant "lo partit" s'étend à l'intérieur d'une enceinte enserrant des jardins, des bosquets, des chambrettes sous forme de pavillons isolés, et des maisons contenant salles et chambres. Le publich de Valence à retenu, en 1500, l'attention sympathique du chevalier bourguignon Antoine de Lalaing :

"Le lieu des filles publiques, lequel lieu est grand comme une petite ville, est fermé tout l'entour de murs et de une seule porte. En ce lieu sont trois ou quatre rues pleines de petites maisons où en chacune a filles bien gorgiasses vestues de velour et de satin, et sont de deux ou trois cents filles. Elles ont leurs maisoncelles tendues et accoutrées de bon linges ; tavernes et cabarets y sont. on ne peut, pour la chaleur si bien voir le lieu de jour que on le fait de nuit au soir, car elles sont lors assises à leur huis, la belle lampe pendante emprès d'elles pour les mieux voir à l'aise."

Barcelone 16ème siècle : "Il s'agit d'une ruelle, longue et étroite, fermée par une grande porte. Des deux côtés de cette ruelle, au rez de chaussée, une série de chambrettes s'échelonnent comme les cellules d'un couvent, l'une après l'autre. On en compte une quarantaine. Chaque prostituée réside dans l'un de ces pieds à terre, en son particulier. La ruelle reste ouverte toute la journée. Elles prennent leur repas chez un aubergiste situé lui aussi dans ce même quartier. Elles versent à cet homme un prix de pension."

Quelques soit leurs étendues, leurs formes et leur caractère les bonnes carrières comportent toujours deux éléments essentiels : les habitations individuelles des prostituées qui peuvent servir à la passe et le ou les hotels du padre ou de la madre rassemblent les services, étables, cuisines, salles communes, nécessaires à la vie collective.

La grande maison (bonne maison, maison commune, maisons des filles, chatel joyeux, chateau vert, chateaugaillard, couvent rouge...) abrite en ses murs tous les éléments séparés dans la bonne carrière. On y boit, on y devise dans la salle, et l'on y couche dans les chambres des prostituées qui y demeurent. Si dans les villes de troisième ordre la bonne carrière n'est qu'une ruelle se terminant en impasse, la grande maison en des cités de même rang peut n'être qu'un logis fort modeste. Bordel d'Ales : 4 chambres.  On peut trouver deux niveaux : rez de chaussée grande salle cuisine, étages 6 chambres meublées.

Chateau vert de toulouse : "grand, spacieux et y a plusieurs estages, chambres, et autres maisons, et est tout clos de celle manière que de nuit, nul ne peut y entrer ni offenser lesdites fillettes." Munich : imposante demeure, flanquée d'un jardin clos de murs, abritait à chacun de ses deux niveaux une grande pièce chauffée entourée de 12 petites chambres.

Dijon : la municipalité décide donc d'acheter dans la rue des petit champs une maison avec courtil, galerie, verger et appartenances, au prix de 400 livres, afin d'en faire le nouveau prostibulum. Les dépenses de réaménagement (près de 300 livres) permettent de savoir que le bâtiment, outre sa salle et son arrière salle, comprend 20 chambres (10 à chaque niveau) une allée haute et une allée basse, un escalier avec garde fou pour monter aux chambres hautes qui ont toutes leur cheminée, leur fenêtre, et, sous doute, le retraits; leur porte étant solidement fermée par une double serrure. La reconstruction de 1517 fait apparaître une grosse et forte maison de 25 mètres de côté, ayant des murs de trois pieds d'épaisseur, elle contient, outre la salle de garde, 14 chambres de 3 mètres sur 3.5 mètres, nanties de leur cheminée, de leur fenêtre défendue par des barreaux de fer et de leur retraits; certaines ont deux châlits ; toutes portent un nom et sont blanchies à la chaux. L'encadrement de la porte principale est de pierre de taille, et l'écusson de la ville y est apposé.

Ambiance :

La convivialité de la salle_ en étuve comme en prostibulum_ est empreinte de tonalités moins discrètes (que la chambre). Ses tables et ses bancs sont perçus comme des lieux d'abondance, de bonne chère, de douce charnalité ou de fanfaronnades lubriques; de transgressions pour certains, de dépassement des normes habituelles pour d'autres. L'association du jeu, de la table et de la fornication avec la femme aux vêtements clinquants fait apparaitre l'acte vénal, aux yeux des clients, comme un plaisir simple et partagé. Le vin, abondant, souvent offert aux prostituées par les clients qui le paient parfois plus cher que dans les tavernes ordinaires, contribue à cette convivialité chantée par les poetes, et mise en avant par les hommes mariés surprit dans l'établissement. Le vin aide à supporter les longues attentes; celle des fille en mal de compagnie, celles de clients qui attendent le retour d'une fillette avec qui ils souhaitent s'ebattre. Les compagnons présents arrêtant son choix sur la même personne, peuvent la jouer aux dés afin de passer avec elle un moment, ou bien toute une nuit en lui "faisant ses noces".
Sont parfois assis non loin d'eux les représentants de la société stable : des notaires qui viennent y instrumenter des contrats, des prêtres qui y entendent d'ultimes volontés en compagnie de nécessaires témoins. Bref, un monde hétéroclite qui évolue dans un décor dont les prétention de richesse sont plus aisément mise en scène dans les étuves que dans la plupart des bordels publics.

Clients refusés : les juifs et les lépreux. Les enfants-jeunes (ados) parce qu'ils n'ont pas les ressources en propres et manquent de discernement. Pour eux la société des femmes libres pourrait être dangereuse. Limite : 16 ans.
Les hommes mariés qui ont leur femme dans la ville : concubinaires de bordel, assimilés à de l'adultère public.
Putiers : qui passent leur temps à la porte des filles, à demi ruffians, portés sur la boisson, et prompts à la bagarre.

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Dernière édition par Draugaran le Mer 23 Mar - 23:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Habitat (public, privé, commercial, etc)   Mer 23 Mar - 23:50

Les étuves :

Les étuves :

en ville, plus modeste que les thermes. Dans une ou plusieurs salles voisines, des cuveaux de bois, emplis par un système hydraulique d’abduction qu’on branchait sur une fontaine ou un cours d’eau proche. On y accédait par un marchepied pour s’immerger jusqu’à mi-corps. La contenance était d’une douzaine de baigneurs entièrement nus et de sexes mêlés, ce qui est à l’origine de la mauvaise réputation des étuves. D’ailleurs, certaines miniatures montrent, à l’arrière-plan de la salle de bains de nombreux lits qui ne sont pas que de repos. Les clients ont la tête couverte, ce qui prouve que les femmes n’étaient pas des professionnelles (cheveux détachés). A l’entrée on loue une serviette et un pain de savon formé d’un mélange d’huile, de suif et de cendre. L’entretien de la chaleur sous les cuves est assuré par des briques réfractaires : un « fontainier » y veille, et un personnel de surveillance va et vient pour éviter les vols.

Ailleurs, selon le niveau d’aisance on dispose d’un local spécial au château, d’un coin de cuisine en maison bourgeoise, d’un simple baquet, voire d’un seau à la chaumière. L’usage est de se laver les pieds au coucher, le visage au lever, les mains avant de passer à table, les dents à l’occasion avec de la poudre de seiche. A la campagne, un bain complet ne peut être qu’un élément d’une fête familiale.

ces centres de prostitutions sont notoires, mais, quoi qu'en disent quelques fois leurs détracteurs, beaucoup plus discrets que les espaces publics. Les étuves sont certes garnies de femmes vénales, mais elles ne proviennent pas, pour la plupart, du bordel. Parce que s'y rencontrent, certains jours, des hommes et des femmes soucieux de leur santé ; parce que le gout du jeu, de l'aise du corps, des échappées gourmandes comptent presque autant que les transgression licencieuses ; parce que ces établissements servent autant de maison de rendez-vous que de lupanars. C'est là, dit-on, que de jeunes hommes non mariés conduisent les femmes, également célibataires ; la que des couples illicites se rencontrent ; la que les épouses dans la nécessité vont gagné de quoi faire vivre leur hôtel. Tous gens qui ont intéret à la plus grande discretion et à la paix avec le voisinage. Ce pourquoi, à leur propos, les esclandres sont rares.

L'organisation des étuves semble obéir à une répartition de l'espace comparable : en dehors des installations de chauffage et de la réserve de bois, des logis du tenancier et de ses serviteurs, la grande salle où se préparent les bains est entourée d'un nombre variable de chambres, équipées de un à quatre lits; certaines d'entres elles communiquent avec la salle, comme le montrent d'ailleurs les nombreuses miniatures.

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