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 les métiers

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Draugaran

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Date d'inscription : 05/10/2012

MessageSujet: les métiers    Ven 22 Mai - 10:36

Les paysans sont installés sur des tenures et groupés dans les villages. Le seigneur intervient pour profiter de la croissance, il protège et attire les artisans. Il leur livre parfois les matières premières à transformer, laine ou fer, contrôle leur production et perçoit une rente sous la forme d’une redevance en nature ou d’une taxe sur l’emploi d’une machine.
Il existe aussi des artisans libres groupés en village spécialisés comme les potiers de l’ouest de la France et des travailleurs itinérants qui offrent leurs services de place en place comme les font les maçons à la recherche de chantier.

Meunier : statut particulier. Moulin à eau : il utilise la force de l’eau de la rivière pour actionner ses engrenages. Sa roue est en chêne solide, l’axe qui la maintient en orme, les engrenages en fer et la meule en pierre. Le courant actionne la roue verticale, reliée à une autre horizontale, elle-même jointe aux pierres à broyer. D’abord destinés à broyer le grain et l’olive, le moulin à eau se perfectionne et ses utilisations se diversifient : moulin à fouler le tissus, le fer et le papier avec les marteaux de pierre ou de métal.
Moulin à vent : forme d’une structure en bois contenant la machinerie et les pierres à broyer montée sur un pied central, auquel on accède par les escaliers. Trois branches maintiennent la voilure.

Le meunier à mauvaise réputation. Les paysans sont contraints de lui apporter leurs grains et de payer en échange une redevance destinée au seigneur. Celle-ci est le plus souvent payé en nature, sous la forme d’une part de farine (jusqu’au quart de la quantité de grain moulu). La rapacité du meunier, souvent surnommé Bonnet à cause de son costume, engendre l’hostilité des villageois envers lui.

Boulangers et pâtissiers : a la campagne chaque famille fait son pain qu’elle doit cuire au four seigneurial. En ville cette pratique est interdite. Monopole de quelques métiers. Les blatiers font la farine pour les boulangers, qui pétrissent la pâte dans leurs pétrins de bois et les fourniers cuisent le pain. Les boulangers de paris sont soumis au grand panetier de France, un officier royal qui veille à l’application des statuts.
Les boulangers n’ont pas le droit de produire des gâteaux et des pâtisseries. Les pâtissiers ou « oublieurs » fabriquent le « casse-museau » un petit four croquant et dur, le raton, les talemouses (gâteau au fromage), les brivadeaux, des sortes de gaufres, les échaudés, petits choux, massepains. Ils ont aussi le monopole de la confection des pâtés de viande ou au poisson très prisés. Ils confectionnent des pâtés en croutes farcis au saumon, aux anguilles, au porc, à la tourterelle, à la béquasse, à l’alouette, à la caille, au raisin sec. Ils les vendent dans la rue aux ouvriers et aux voyageurs. Les oublieurs sont surtout des marchands de rues, les pâtissiers tiennent boutique, mais ils écoulent aussi leurs production chez les cabaretiers et les aubergistes.

Le forgeron : appelé fèvre dans le nord et fabre dans le midi, il façonne des outils indispensable à la vie agricole : soc de charrue, faux, faucilles, et pelles. Il ferre les chevaux des nobles comme des paysans. Multiplication des professionnels du métal. Ils œuvrent dans une forge construite en forme de calotte de terre réfractaire qui s’élève au-dessus d’une console où brûlent des charbons de bois. Le feu est avivé par des soufflets latéraux manœuvrés à la main. Au centre se trouve l’enclume.  Le forgeron travaille rarement seul, il lui faut au moins l’aide de deux ou trois ouvriers. Tandis qu’il frappe de son marteau la pièce de métal placée sous l’enclume, son valet la maintient avec des tenailles. Un apprenti active la soufflerie. Ils portent de longs tabliers en cuir et des gants.

Il jouit d’une grande réputation au sein de la communauté rurale et se fait souvent porte-parole auprès des puissants.
Les artisans du métal sont dépendants de leur approvisionnement en matière première, du bois et des métaux, venus d’une campagne parfois lointaine. La métallurgie lourde se trouve auprès des mines ou des forêts. En ville, les forgerons se contentent de transformer et de façonner le métal. Bruyant et dangereux en raison des risques d’incendie, le travail du métal n’est pas toujours bien vu. Les autorités urbaines interdisent le travail de nuits et tentent de les éloigner des centres ville.

Les couteliers forgent les lames de couteau et les armes tranchantes, mais ne les montent pas. Leur assemblage est laissé aux couteliers-faiseurs de manche, plus tard ils obtiennent l’unification des deux métiers. Les fabriquant d’outils sont extrêmement spécialisés. Les fourbisseurs d’épées n’ont rien à voir avec les émouleurs de couteaux ou de forces. Les fabricants d’armes comptent aussi les artilleurs, qui fabriquent les arbalètes en fer.

Les armures sont fabriquées par les fourbisseurs de harnois. Les heaumiers font les pièces de l’armure, les haubergiers celles de la cotte de maille. En ville comme à la campagne les maréchaux ferrent les sabots des chevaux, mais ce sont les lormiers qui fabriquent leurs mors, leurs étriers et leurs éperons. Dans les villes leur métier est lié à celui des selliers. Les charrons cerclent de fer les jantes des roues. Les épingliers sont assez nombreux pour disposer de leur propre métier dans la plupart des citées d’occident. Il existe aussi quelques généralistes : les fèvres forgent clous et serrures, les ferrons sont les ancêtres des ferrailleurs, ils récupèrent et recyclent les vieux objets métalliques.

D’autres métaux sont travaillés en ville en particulier le cuivre et le bronze. Les fondeurs et mouleurs de cuivres produisent les boucles de ceinture et toutes sortes d’ustensiles de la vie quotidienne. Les lampiers fabriquent des chandeliers et des lampes en cuivre. Les chaudronniers et les peyroliers façonnent poêles, pots et chaudrons de cuivre et de bronze.  
Les ouvriers de l’étain produisent des miroirs et des sonnettes. Les potiers d’étain la vaisselle, les plombiers le plomb surtout pour les gouttières. Les attachiers font des petits clous pour décorer les ceintures et les harnais, les boutonniers et les patenôtriers fabriquent les chapelets de métal.
Peu de ces artisans s’enrichissent, sauf quelques armuriers. Ces professions sont assez groupées dans l’espace urbain. Les généralistes sont plus dispersés.

L'enfant assiste directement le maître ; il se charge de l'entretien des flammes. Son rôle est de "souffler un peu" au soufflet ; dans l'élaboration du cuivre repoussé, c'est un enfant "exercé à cet art", assis face au maitre qui frappe sur les fers à graver à l'aide d'un marteau moyen. C'est encore un enfant qui aide à la composition de la "ferme" en la battant,"doucement ou fort". Chez le forgeron, l'apprenti construit les meules de paille, qui sert de combustible, et s'épuise à sauter d'une jambe à l'autre sur les deux gros soufflets de forge. Le moine théophile conseillait l'usage de l'urine d'un petit enfant roux qui donne au fer une trempe plus ferme que l'eau pure.

Les orfèvres et les monnayeurs sont de véritables artisans d’art, ils fréquentent les cours ecclésiastiques et laïques.

Les potiers : s’installent souvent en bordure de forêt afin de disposer du combustible nécessaire à la cuisson de leur céramique. Villes spécialisées dans la production et l’exportation de la céramique.

Les verriers : fabriquant de verre, et aussi l’artiste qui peint les vitraux (il travaille en ville). Le fabriquant de verre est obligatoirement installé à la campagne près d’une forêt. Des plaques de verres remplacent chez les plus riches le parchemin ou le papier huilé fixé aux fenêtres. Les nobles dames possèdent des miroirs et les savant portent des lunettes. 1320 verre désigne vase à boire.
Le verriers est toujours un homme libre qui utilise le sable silicieux et la cendre de hêtre pour produire le verre, la canne à souffler et la coloration avant la cuisson par immersion dans un mélange de poudres minérales arrivent à la fin du MA. Les verriers ont peu de contact avec la population villageoise.

Les mines : de houille exploitées à ciel ouvert ou galeries couvertes peu profondes. Le charbon est transporté vers la surface dans des paniers, il reste rare, puisque l’essentiel du combustible est fourni par le charbon de bois.
De fer : travail en groupe qui comprend le fouisseur qui creuse la mine, le charpentier qui réalise le boisage des galeries et le piqueur qui attaque le filon. Les éboulement sont fréquents, l’air rare, l’eau abondante. Fin du MA progrès dans le pompage d’un air sain et l’aspiration et l’évacuation de l’eau. Jusque la métier confié aux esclaves et condamnés de justice. Au XV le métier devient intéressant, les mineurs spécialisés demandent de gros salaires, seuls les riches et les puissants ont les moyens d’investir dans l’ouverture d’une mine : seigneurs fossiers, moines cisterciens, riches marchands.
Le minerais extrait doit subir une série de traitement : concassage au maillet, nettoyage à la main au fil de l’eau avec laverie au plus près de la mine. Transport dans des hottes vers la fonderie. Mêlé à un fondant comme la chaux et chauffé à haute température dans un fourneau de terre réfractaire pourvu d’une arrivée d’air régulière. Lorsque le point de fusion est atteint les impuretés s’écoulent par un orifice le plus souvent ménagé à la surface du métal en fusion. Au début du MA le four à la forme d’une calotte hémisphérique. Construit en terre argileuse et pris dans une motte de terre ou à moitié enterré d’où son nom de bas fourneau. A la fin du MA perfectionnement dans la soufflerie, le charbon de terre remplace le charbon de bois. Le haut fourneau permet de liquefier complêtement le métal et donc améliorer la prod. La fonte coulée est expurgée de son carbone dans l’affinerie. Nécessite techniciens, la sidérurgie est réservée aux plus riches. Les maitres de forges et les familles de marchands, ferrons, monopolisent la prod du fer, coulée en plaques ou en gerbes et vendues aux forgerons.

Carrière de pierre : les carriers utilisent des pics pour arracher la pierre à la paroi rocheuse, puis le marteau et la brette  ou bretture pour égaliser les blocs, la scie à bras pour la taille, le ciseau pour l’affinement et la râpe pour le polissage. Le plus souvent payé à la pièce, le tailleur grave sa marque sur chaque bloc qu’il a travaillé.
Archi : les toits de tuiles remplacent peu à peu ceux de chaume pour prévenir les risques d’incendie. Au 15ème, la construction en brique se dév dans le nord mais le torchis reste prédominant. Elles sont construites sur de petites fondations de pierre autour d’une structure en bois réalisé par un charpentier. Les espaces entre les poutres sont remplis de torchis. La silhouette de la ville est contenue dans la cadre de ses remparts d’où dépassent les flèches de ses églises et les hautes tours des demeures de l’aristocratie.

La pierre est amenée en ville par charrettes ou transport fluvial, dégrossie sur place par les tailleurs de pierre et assemblée par les maçons. Les ouvriers mettent en place les fondations puis assemblent au mortier les murs de pierre brute et leurs parements en blocs taillés. Lorsque les murs s’élèvent, les maçons s’installent en hauteur sur de petites passerelles de bois soutenues par des chevrons insérés dans les trous de boulin ménagés dans les parois. Les échafaudages sont rares. Les engins de levage des pierres sont assez simples, cordes et poulies, plus rarement des potences ou des grues à la fin du MA.
Les ouvrier non qualifiés sont mal payés et réduits au chômage en hiver, ils sont des errants, méprisés par l’élite des métiers du bâtiment. Les tailleurs de pierre et maçons sont en grande majorité des hommes libres et sans attaches qui voyagent au grés des chantiers.

Les métiers du cuir : grande variété : les tanneurs sont souvent repoussés hors des remparts, le long des cours d’eau où la puanteur de leur activité provoque la plainte des riverains. Ils lavent les peaux dans l’eau courante, les rasent et les assouplissent à l’aide d’un traitement à base d’huile et d’alun. Fournissent leur matière première à une quantité de métier : selliers, lormiers, fabricants de harnais pour les chevaux, cordonniers, chaussetiers savetiers, gantiers et relieurs de livres. Il sert aussi à faire des ceintures, chaussures, gants, selles, harnais, outres, bouteilles.

Selliers : revêtement en cuir des selles dont l’ossature en bois est réalisée par des chapuiseurs. Les blasonniers ou cuireurs les couvrent de cuir et y peignent des blasons. Les lormiers font les mors de la bride et les ornements de métal des rênes. Les bourreliers et les selliers assemblent toutes ses parties. Les cordonniers façonnent les plus belles chaussures destinées à l’aristocratie tandis que les pauvres font appel au savetier. Les gantiers fournissent une clientèle raffinée, ils utilisent cuirs fins : chevreau, chevrotin, peau de cerf, de lièvres, ou de mouton. Ils sont aussi parfumeurs, puisque les gants sont empreints des plus fins effluves. Les pelletiers vendent les fourrures venues des pays nordiques.

Boucherie : les citadins sont de gros consommateurs de viande. Cela fait la richesse des bouchers qui sont nombreux et prospère. Ils sont peu aimés et jalousés pour leurs richesses et critiqués pour leurs abus notamment le fait d’abattre les animaux dans la rue et de se débarrasser de leurs carcasses dans les rivières. On se méfie d’eux car ils sont armés et ont le sang chaud. Souvent à l’origine de révoltes violentes. La spécialisation est la règle. Les bouchers vendent la viande et la charcuterie, ils abattent et découpent les animaux et pratiquent l’élevage dans le voisinage de la ville. Ils vendent aussi le suif la laine et le cuir de leurs bêtes. Les écorcheurs et les abatteurs travaillent pour certains bouchers. Ce sont des ouvriers modestes qui sont payés à la pièce. Ils n’ont pas le droit de s’approprier la viande pour eux-mêmes ou pour la vendre. Souci d’hygiène : tentatives de limitation de l’abatage dans l’espace (abattoirs) et dans le temps (quelques jours dans la semaine). Les bouchers sont concentrés dans les halles, mais dispersés suites à des révoltes.
Ce n’est que tardivement qu’apparaissent les charcutiers qui vendent saucisses, pâtés et boudinaille, mais pas la viande crue réservée aux bouchers qui vendent la viande de bœuf. Les agneliers vendent des viandes moins chères d’agneaux, chevreaux, lièvres, lapins, perdrix. Les galiniers proposent volailles et les tripiers les abats. Les rôtisseurs ou oyers vendent de la viande d’oie.

La profession d’épicier se développe, les épices masquent le gout fade de la viande. Les vendeurs de sauce à la moutarde ou à la cannelle se multiplient. Les fromagers sont plus rare, leur vente est abandonné aux regrattières car c’est une activité peu lucrative est souvent laissée aux femmes. Elles proposent aux passants des légumes, des fruits et du fromage et parfois des petits pâtés, ce qui énerve les pâtissiers.
Les obligations religieuses font que la conso de poisson est importante. Trois communautés : les pêcheurs du roi qui exploitent la marne et la seine du domaine royal. Les marchands de poissons d’eau douce, et ceux des poissons d’eau de mer (harengs et morues salées).

Auberges et cabarets : les cabaretiers répondent à la soif des pèlerins de passage. Les taverniers vendent du vin et les cervoisiers de la cervoise. Les vins viennent généralement des environs. Les aubergistes nourrissent et logent les voyageurs tandis que les hôtelleries offrent seulement le gîte. Ils affichent une enseigne emblématique.
Inventaire d’une hôtellerie : quinze lits, six tables, un comptoir et l’équipement de cuisine. Les écuries sont au rez-de-chaussée, la salle du repas au premier, les lits aux étages supérieurs. Plusieurs lits par pièce et plusieurs voyageurs par lit.
Les auberges se groupent le long des lieux de passage et près des ponts. Clientèle constituée de marchands, pèlerins, étudiants, artisans, agents du roi et d’ecclésiastique. Métiers peu lucratifs. Souvent les proprio font appel a des gérants qui ont une autre activité. Beaucoup sont assistés de leurs compagnes. Nombres d’auberges sont tenues par des femmes veuves ou mariées qui travaillent pour leur compte. Lieux de transactions et de rencontre, on y passe des contrats et conclus des affaires.

Les métiers intellectuels : pas nombreux dans la ville, position éminentes comme les notaires et les médecins. Ils ont fréquentés les facultés de droit et de médecine et forme l’élite des hommes de l’art au service des puissants. La plupart des enseignants sont des clercs, puisque l’éducation est contrôlée par l’église. Mais on voit apparaitre des maitres et maitresses d’école laïques.
Médecins : ont suivis des cours à la faculté, ce sont des intellectuels qui se contentent d’observer leurs malades et de leur prescrire un traitement commandé aux apothicaires.
Les barbiers acquièrent leur métier par apprentissage, ils font les saignées et les lavements, appliquent les ventouses.

Les marchands : du petit au grand marchand, des points communs existent tels que le gout du risque, l’appât du gain et l’absence totale de spécialisation. Les marchands vendent tout ce qui leur tombe sous la main et dont ils peuvent tirer profit. Deux catégories : le marchand itinérant le « pied-poudreux » et le sédentaire qui possède une boutique en ville. Il y a aussi des marchands occasionnels, artisans ou paysans. Il faut deux choses au commerce : désir d’échanger et surplus agricole, essor des villes.
Toutes les villes, même les plus modestes jouissent de la tenue de marchés, hebdomadaires et pour les plus chanceuses de foires annuelles octroyées par le seigneur qui prélève des taxes sur les transactions. Dans les grandes cités les marchands se regroupent dans les rues les plus riches, au cœur de la ville. Les grandes foires peuvent durer plus d’un mois et attirer les marchands de pays lointains.

Colporteur, grand marchand de commerce international, boutiquier, changeur, négociant de foire, … Le marchand est « l’esclave du vice, l’amant de l’argent » Rathier de Vérone. Ils partagent tous l’angoisse du lendemain, encourent les dangers et les incertitudes de la route, terrestre ou maritime. Il est avant tout un étranger, une proie facile à la merci des seigneurs brigands et des bandits de grand chemin. Les embuscades, rançons, péages injustes et arbitraires sont des accidents fréquents sur la route des marchands itinérants.

Les foires : se tiennent à l’écart de la ville, sous la protection d’un établissement religieux qui assure protection aux marchands et un endroit pour entreposer les marchandises. Peuvent être tournantes entre plusieurs villes. Foire d’été et foire d’hiver. Schémas de 3 semaines : 1er destinée à la « montre » expo des marchandises, puis période de 8 à 10 jours de transaction et de vente, la dernière semaine est consacrée à la « sortie de foire » comprenant les paiements réciproques et les nombreuses opérations de change. « Conduit des marchands » fournis par les seigneurs qui assurent leur protection à l’aller et au retour par des escortes armées ou par l’octroi de lettres et de sauf conduit. Groupements en caravanes.


Dernière édition par Draugaran le Mar 29 Mar - 22:27, édité 1 fois
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Draugaran

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MessageSujet: Re: les métiers    Mar 8 Mar - 19:11

La prostitution :

Au tournant des 11eme et 12eme siècle le strict contrôle exercé par le lignage aristocratique (au profit de l’aîné) sur la nuptialité masculine prive la majorité des mâles adultes d'une femme légitime. Les cadets demeurent célibataires ou bien entrent en religion. Sous la pression des clercs réformateurs les épouses de second rangs sont rejetées par leurs maîtres et les concubines de prêtres doivent être en principe abandonnées par leurs protecteurs. La conjugalité plus rigoureuse imposée aux communautés paysannes par l'ordre seigneurial triomphant contribue à diriger vers les prostituées des hommes qui auparavant rencontraient des voisines. "ce n'est pas par souci de moralité que le seigneur, dans le midi, taxe les cocuages mais dans le but d’accroître les potentiels humains. l’épouse doit mettre bas et non se faire belle pour courir les galants ; sinon le mari paiera, c'est à lui de surveiller sa femme". Temps et lieux d'immunité libidinale sont donc bientôt reconnus afin de rendre cette discipline supportable.

Afin de sauvegarder la sainteté du nouvel ordre conjugal l'église traque le pécher bien moins dans le vagabondage sexuel qu'au sein de l'union légitime. Ses clercs insistent sur la sacralité du mariage mais y dénoncent la malignité abjecte du plaisir . L'épouse ne doit pas se refuser mais elle ne doit pas livrer son âme ; il lui faut lors de l'union charnelle demeurer calme sinon indifférente. Si l'on croit que les honnêtes femmes ne doivent point s'abandonner à la jouissance, on peut alors penser que la puissance sexuelle masculine doit trouver une autre voie et que les hommes mariés font à leur épouse une faveur en ne les harassant pas plus qu'il n'est nécessaire pour la génération. Il vaut mieux qu'un homme ait une relation non génésique avec une prostituée qu'avec sa propre épouse, parce qu'ainsi il ne corrompra pas une femme innocente. En somme l'amour courtois (dans le champs du jeu) et la prostitution (dans celui de la délectation)  ont une identique fonction : "tirer l'excès de chaleur hors de la cellule conjugale afin de la maintenir dans l'état de retenue qui lui sied.La conjugalité ne doit pas se dévergonder" et les époux de femmes soumises aux prêtres ont sans doute été bien heureux de trouver chez les meretrices des réponses apparemment moins inertes à leurs élans.

"L'homme adoncques étant en besogne et qui a femme de bonne complexion doit donc longuement allonger l'esbat et manier les tétins et dire des amoureux et gracieux mots et la rencontrer sans besogner au vif, jusque à ce qu'il apercevra sa compagne fort désirer la chose. Et ce pourra-t-il connaître quand il la verra parler en blandissant et les yeux devenir rouges, et son haleine élever et imposer comme en soupirant. Lors il se doit employer et oeuvrer à cestes en la souesvement maniant et frottant du doigt sur le ventre et les aines, car là est le jeu et plaisir et délectation d'elle. Et puis doit laisser sa semence au lieu dû. Et n'est mie bon que l'homme accomplisse son délit avant la femme, mais le doivent faire ensemble,  ou la femme un petit peu devant."

En 1568 les vénitiens fondent la casa delle zitelle afin de détourner les ado de la prostitution et les orienter vers le mariage ou la vie religieuse. Admise entre 9 et 13 ans elles y restent jusqu'à 20 ans. Les postulantes doivent se présenter devant les membres du bureau qui ne retiennent que les pauvres physiquement attirantes ; les autres doivent chercher ailleurs.

En 1416 les valets d'Avord, se liguent pour empêcher une fillette commune qui était venue de Gien, de les quitter pour la localité de Chambron à plus de huit lieux de la. Devant son refus, ils la battent et la lutte se termine par la mort de l'un des protagonistes. D'autres faits analogues montrent que les célibataires du lieu se retrouvent solidaire pour garder leur prostituée, lui donner à boire et à manger, et lui faire d'autres courtoisie.

Pour l'âge : elles sont censés être en âge de mariage bien formés et bien réglées. Mais dans les indices qu'on a, les hommes aiment les chairs les plus fraîches, les femmes enfants et les vierges. A Avignon à la fin du 14ème, un jeune marchant achète et essaie deux esclaves en passant 10 nuits avec celle de 12 ans. A Perpignan sur le marché aux esclaves féminines la meilleure marchandise est la jeune russe tartare ou circassienne âgée de 12 à 18 ans.

A florence la prostitution d'une fille de 12 ou 13 ans est passible d'une lourde amende. De même à Dijon on les considère quelles sont physiquement encore des enfants. Des auteurs considèrent que des filles de 14 à 16 ans constituent des offres exeptionnelles. A Dijon les filles secrètes dont l'âge moyen est de 17ans avouent pour un tiers d'entre elles s'être vendues à moins de 15ans. Trois ans plus tard, on les retrouve dans les étuves, puis, lorsqu'elles n'ont pas eu la chance de rencontrer et de vivre aux frais de protecteurs fortunés, elles sont devenues cantonnière dans les rues et tavernes, avant d'échouer au bordel public, ou les pensionnaires approchent, en moyenne les 28 ans.

Statut matrimonial : on dénombre 15 à 20% d'épouse à Londres. 32% d épouses et 8% de veuves à Dijon. 20% seulement des filles du bordel public de Dijon avouent avoir été mariés. Pb de contrôle impossible. Plus dramatiquement il arrive que les épouses devenues prostituées publiques aient été mise en gage et installées dans le bordel par leur propre mari. Aux étuves se trouvent occasionnellement beaucoup de femmes mariés qui viennent "servir les hommes" parfois honnêtement, souvent luxurieusement avec l'accord de leur mari

Si certaines prostituées publiques demeurent en place pendant une durée substantielle, les conditions de vie médiocre et la nécessité pour les exploitants de renouveler l'offre et pour les filles leur clientèle, poussent celle-ci à aller de villes en villes. Le nomadisme fait partie du style de vie adopté au moins quand subsiste chez la personne une bribe d'autonomie et de volontarisme. La mobilité est normale, structurelle au moins pour le noyau dur des filles publiques ou pour les filles d'étuves . Dans le succès de certaines joue peut être même en dehors de la beauté l'attrait de l'exotisme, le gout pour ce qui échappe a la quotidienneté.

S'observent des déplacements ou des trafics qui s'inscrivent dans le réseau des relations commerciales ordinaires. De jeunes provençales sont vendues à des catalans fréquentant les ports du rhone. Les marchands allemands amènent avec eux aux foires de Lyon des femmes recrutées soit dans leur ville d'origine soit au gré de leurs étapes. Meme chose en sens inverse. Dans cet échange de blondeurs et de chevelure de jais ont certainement joué, outre les déséquilibres économiques et sociaux, les gouts pour les beautés étrangères aux pays et de ce fait délicieusement singulières, ainsi que des présuposés savants, entretenus par la tradition, les médecins et les conteurs de romans. On pensait chez les doctes que les femmes des régions chaudes étaient sexuellement douces. Mais on pense aussi que les femmes "blanches de peau" celles dont le teint de lys obscurci la neige, ont plus de capacité amoureuse que les noires ; et les "blanches pâles" davantage que celles qui ont le teint rouge. Comme pour des raisons d'apettit les noires (brunes et halées) désirent plus ; elles sont aussi plus dissolues et savent parfois diaboliquement mettre leur art au service du désir. Albert le grand : les femmes noires sont plus agréables au lit que les femmes blanches car "comme le disent les luxurieux la température élevée de leur vulve, au contact délectable, aide a faire bander le membre".

L'errance des femmes étrangères est la forme la plus humble, la moins saisissable, mais la plus fréquente sans doute de la prostitution médiévale. La pauvreté est errante. C'est en se déplaçant que l'on est sur d'être assisté (les hôpitaux n'admettent les passants qu'une à trois nuits), et que l'on peut espérer recevoir des aumônes. Non loin de ces vagabonds marchent de jeunes artisans en quête d'expérience et de travail, et d'autres, plus nantis qui vont "voir le pays ainsi que font volontiers jeunes enfants" ; d'autres encore, bannis par la justice, se trouvent entrainés vers une longue dérive vers la marginalité ; ils cheminent à proximité des compagnons de la goliardise, clercs vacants, ménestrels, tire-laines à leurs heures, les uns et les autres accompagnés de femmes, tantôt travailleuses ou jongleuses, tantôt mendiantes, tantôt prostituées.

A castres, les filles ne sont autorisées dans le centre urbain que les samedi, lors du marché, et les jours de foire. A gène, le samedi, elles sont libre d'aller ou elles veulent. Elles rejoignent alors les lieux de la plus forte sociabilité féminine : le puits, le four, le moulin, le lavoir, considérés par les moralistes comme des écoles du diable où s'enseignent les expériences de l'une que les autres recueillent; elles se font vendeuses des rues, offrent du lait, des fleurs, des fruits... quand passent les sergents et leur corps lorsqu'ils ne sont plus là, ou bien vont parcourir la place d'embauche, la halle, ou la cohue des ports.
Certaines avec le temps se sédentarisent. Des "nids à putains" apparaissent dans et autour des maisons marchandes.

L'accueil le plus fréquent reste cependant celui des auberges et des tavernes. Le ménagiers de paris en fait des églises du diable qui y fait des miracles. Michel menot : "un éclesiastique ou un avocat sous couleur d'aller boire suit son penchant pour la luxure, parce que là, dans la taverne, il trouvera un lupanar. Tu place une fille dans un taverne pour servir. Il vaudrait mieux l'envoyer mendier, parce qu'elle deviendra une prostituée. Des pois dans une marmite ne sont pas remués davantage qu'une fille ; elle est baisée, tastée, etc"

Les fillettes "se tenant en chambres" sont de toutes les villes, à condition qu'elles aient été autorisées par la justice. En castille elles ont coutume de placer un rameau vert à leur porte pour indiquer qu'elles sont là, et disponibles. Au début du 16ème, à Ségovie, elles se tiennent de nuit à la porte de leur maison avec des torches allumées; ou bien, à Londres, à Paris, ou ailleurs, elles se parent de noms qui évoquent leur profession officielle, leur beauté et leur renommée charnelle : la Belle Heaulmière, la Belle Gantière, la Gente Saulcicière... ont leur étal au marché et leur chambre toute proche. Elles travaillent pour leur propre compte, "prêtent amour à détail", vont d'hotel en hotel et de taverne en bordelages, si du moins elles bénéficient de protections efficaces, officielles ou privées.
Les bordelages privés doivent retenir l'attention : ils constituent le segment artisanal de l'économie prostitutionnelle, et apparaissent sous diverses formes : A Troyes au début du 16eme 4 ou 5 veuves mènent l'affaire. Elles recoivent chez l'une d'elles. A dijon, l'entreprise conduite par une veuve ou par un ménage d'artisans vient en complément de l'activité ordinaire. Elle accueille des couples adultérins ou illicites, des filles légères qui travaillent pour leur propre compte et se bornent à payer la chambre, ou bien utilise des prostituées (secrètes) appelées pour l'occasion, ou servant à demeure.

Devenir prostituée : Il arrive que des épouses devenues prostituées publiques aient été mises en gage et installées dans le bordel par leur propre mari. aux étuves se trouvent occasionnellement beaucoup de femmes mariées qui viennent "servir les hommes", parfois honnêtement, souvent luxurieusement, avec l'accord de leur mari.
Les raisons données à leur itinéraire par les prostituées mêlent victimisation et/ou adhésion à de belles paroles des enchanteresses dont les arguments ne manquent pas : "tu es tenue court et battue", "tu es jeune et belle", "tu sera riche", "tu gagneras plus en un mois qu'en six ans de service ordinaire", "tu seras vêtue tout à neuf".... S'ajoute à ces promesses le sentiment, avancé par l'intéressée, que toute résistance était inutile lors de la première rencontre organisée comme un traquenard. Mise à mal par la surprise, la fille se résigne à son sort malheureux, comme ses compagnes se sont vendues par nécessité ou par abandon. Quelques unes ne craignent pas de dire quelles y sont allé au gain de leur plein gré.

Misère grande pourvoyeuse de prostituées : quelques printemps pourris suffisaient à faire fondre les réserves de grains ou de denier chez les humbles, contrains aux prêts usuaires _ et conduisaient des milliers de femmes à se vendre pour survivre, ou à se faire maquerelles de leurs propres enfants. "en ce temps étaient plusieurs femmes à si bon marché qu'on en avait 4 pour un oeuf..." quand les prix du froment s'envolaint dans les grenettes, ceux de la chair féminine s'effondraient sur les places d'embauche ou aux portes des bordelages.
Plus ordinairement, hors même des phases paroxystiques, des femmes célibataires ou mariées, tisseuses de soie, peigneuses et dévideuses parisiennes, laveuses de laines, fileuses au rouet, ou bien épouses de travailleurs fréquemment sans emploi, se trouvaient contraintes de se vendre, occasionnellement. L'apparente facilité du gain pouvait rendre les époux complices jusqu'au retour à la normalité, ou bien, au contraire, transformer le mari en proxénète de sa propre épouse, bientôt abandonnée en d'autres mains.
Tragiquement la vente des filles par leur mère ou par leur tutrice est en permanence dénoncée par les évêques, les prédicateurs, les princes, les autorités municipales qui menacent les coupables de peines corporelles lourdes (amputation du nez en sicile), sans parvenir à éradiquer  ce mal que l'on retrouve partout et toujours à l'oeuvre.

Trait commun de mentalité et de sociabilité féminines : l'éducation au mariage dispensée au fil des jours par les mères à leurs filles (les apprentissages au mariage) peuvent dans certains milieux aisément se changer en leçon teintées plus ou moins fortement d'érotisme, propices aux pratiques vénales.

L'adoption et le malheur conjugal : D'autres femmes adoptent un enfant trouvé qui, se prostituant, pourra faire vivre sa mère adoptive vieillissante. Laure de ferrare est condamnée pour avoir conduit une petite fille à Florence, l'avoir mise chez les Converties, où elle la faisait élever à ses frais, avec l'intention de la reprendre pour lui enseigner à racoler, quand elle arriverait à maturité. Antonia da brecia, meretrix publique, avait à son service une fillette de dix à onze ans qu'elle commençait occasionnellement à offrir à ses propres clients. Quand la fille atteignit 13 ans elle la vendit à une collègue pour la prostituer dans le bordel public. Exemple extrême d'amoralité. Plus généralement en Provence comme en Italie des familles très pauvres autorisent de facto la vente de leurs enfant, en les mettant à la disposition de personnages qui se livrent à un commerce fort proche de celui des esclaves ; l'abandon n'est guère moins dangereux pour les filles mises en service loin de chez elles, à huit, neuf ou dix ans jusqu'à l'age de mariage; elles doivent alors vivre pendant une bonne dizaine d'année une condition de domestique imprévisible, la puissance magistrale pouvant offrir le salut (par un bon mariage) ou bien contraintes au déshonneur, puis, bientôt, à la rue.
L'abandon pouvait enfin résulter d'une conjugalité répulsive, la femme y étant "tenue court et battue", ou bien réifiée, ou encore laissée dans la solitude et le dénuement par l'éloignement laborieux du mari, et parfois même rendue responsable de son abandon, par des bandes de gars impatient de profiter de sa faiblesse.

Lieux de la prostitution : Les lieux choisis pour être légalement ceux de la prostitution officielle l'ont généralement été hors des limites du territoire urbain ; dans les faubourgs ou bien à proximité des lices, en des endroits écartés. Là la nudité s'affiche ou se devine, les filles montrent tétin pour avoir plus largement d'hôtes, les indécences publiques ne sont sans doute pas rares. Mais les hommes qui fréquentent le quartier savent ce qu'ils y cherchent. Ils arrivent à proximité de la maison du bourreau, ou bien de la juiverie ou encore des murailles.
Cet éloignement n'a pas duré, ces espaces se retrouvent au coeur des villes avec leurs extensions. Dans les villes sans grand dynamisme, dont le prostibulum était demeuré a quelques distance des portes, l'effondrement démographique a augmenté le nombre de maisons vacantes et à permis aux filles de joies et leurs voisins d'obtenir un endroit protégé. Dans les autres villes la seule préoccupation semble avoir été la recherche des quartiers les plus populeux et les plus actifs. A cologne les deux premières zones sont le marché au foin et le parvis de la cathédrale. Cela peut être dans une rue commerçante ou sur la place du marché. Ces bordels centraux fait de rues, de ruelles et de placettes sont à l'origine protégés ou isolés par un mur d'enceinte et une porte gardée, la fermeture pouvant survenir en un second temps.

Il y a plus de précarité dans l'existence des bordelages privés et des chambres prostibulaires qui se dissimulent plus ou moins dans tous les quartiers de la ville. Il existe des foyers de charnalité marchande en des rues honnêtes, chacun tout à la fois les connais et veut les ignorer, car leur existence satisfait _sous condition de reserve et de calme_ les citadins et leurs hôtes. En 1474 le parlement de toulouse veut en restreindre la dissémination et rappelle que les femmes dissolues doivent demeurer dans la maison publiqu ou dans les voies "non publique". On les tolère donc dans les rues dites privées soit en cul de sac soit à l'écart de la circulation ordinaire : telles sont les rues sans chef, les cours, les ruelles et les impasses. L'intégration des filles ne pose ici aucun problème : les vivent dans un environnement très humble au milieu de mendiants et des travailleurs pauvres.

Contrainte : A strasbourg toutes femme mise en gage est déclarée automatiquement libre. Reste le problème brûlant des dettes accumulées au profit du tenancier et/ou de la maitresse. Certains règlements interdisent à ces derniers de prêter au dela d'une somme fixée à un niveau modique. Mais les sources d'endettement sont multiples (taux des loyers, tarifs des repas, prêts de vêtements, amendes, ...) et constituent de très efficaces entraves à la liberté, à moins qu'une aumône de quartier prenne à charge une part de la dette, ou qu'une action municipale contraigne le tenancier à transiger.

Quotidien : En quelques lieux les prostituées sont tenues de "manger et ouvrer dans la maison et non parmi la ville" et d'y dormir la nuit. Un document toulousain stipule que "les filles perdues du chateauvert n'aillent pas par la ville à peine du fouet sinon les dimanches et fêtes (période de rigueur). Dans la même ville 60 ans avant l'avocat des filles communes présente la prétention de l'abbé de les faire manger obligatoirement à sa table (ce dont il tire de gras profits) comme un "abus que l'on ne trouverait dans aucune autre ville", il demande au contraire qu'elles puissent aller "sans bruit et noise de jour et de nuit là ou bon leur semble, ...". De fait nous trouvons les fillettes buvant et mangeant à la taverne, dans le quartier, et allant "aval la ville", avec ou sans signe de distinction, "gagner leur aventure" qui, de fait, de termine au prostibulum. Les vastes mencebias méridionales permettent quand à elles de vivre, de travailler et de distraire à l'intérieur même du quartier, les lieux de vie et de travail y sont fréquemment séparés et les claustrières ne s'y sentent pas véritablement cloîtrées.

Rythme de vie : Le semi enfermement des filles qui y travaillent et qui y vivent doit être paisiblement ressenti (mais pensons aux apprentis qui, bien souvent, ne sortent pratiquement pas du logis magistral) ; heureusement le jardin, annexe partout présente, contribue à tempérer la monotonie des jours. Comme à l'auberge, le client, entré au crépuscule, peut licitement passer la nuit avec une fille.
Le déroulement de la journée de labeur se calque probablement aussi sur celui de l'atelier artisanal ou de la boutique (8h-11h, 13h-5h de l'aprem puis 6h-11h, 13h-6h de l'aprèm) la durée du travail varie donc amplement avec la saison (7h dans un cas, 10h sans l'autre) mais surtout une durée de deux heures est réservée au repas et au repos des filles. Interruption qui devait être coutumière dans l'ensemble du monde artisanal.

Pratiques nocturnes : Il était coutumier, pour les filles de la maison dijonnaise, d'aller sur demande dans les bordelages privés ou se rendaient des hommes qui préféraient se rendre là plutôt qu'au bordel. Elles partaient aussi avec des amateurs qui venaient les quérir et les choisir pour eux même ou pour d'autres. A augsbourg, il est interdit aux prostituées de se promener la nuit "sauf pour aller chez des gens, en service". A foligno la fermière est libre d'aller la nuit avec des torches honnêtement avec ses prostituées, comme il est de coutume.
Par ailleurs, dans le secret des chambres, en lieu public comme en étuves, bien des situations sont permises, et l'accord monnayé autorise beaucoup. Il est fréquent que deux compagnons se trouvent ensemble, dans une chambre, avec une fille, et le voyeurisme semble assez répandu, et prisé même lorsque la raison est d'ordre économique et que deux prostituées logent et travaillent dans la même chambre. Ainsi font elles par obligation, afin de réduire leurs frais.

Frais de vie : Car un certain nombre d'entre elles partagent la condition des servantes : elles sont entretenues mais en échange de services sexuels. Les gains réalisés ne leur appartiennent pas. Elles peinent à rembourser les dettes de leurs familles, de leur couple, de leur époux, ou bien les leurs, contractées lors de leur entrée dans la maison. Certaines s'engagent ainsi a servir pendant un an, deux ou trois ans en remettant l'intégralité de leurs gains au fermier contre x florins d'or (de 10 à 25 florins) reçus en étoffes, vêtement et ornements d'argent. D'autres, dans la prostitution secrète, se contentent d'un dîner en échange de leur desserte. En des lieux ou les usages sont établis et les règles solides un tarif minimum est fixé. Déjà la patronne d'un bordelage privé peut exiger des clients un certain prix pour ses filles, son propre intéret est en jeu. Le maitre des étuves décide de la rémunération de ses frotteuses et, dans le voisinnage on sait ce qu'elles coutent. Enfin, la ville établit, par ordonnance, le prix de la fornication simple municipalisée.

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MessageSujet: Re: les métiers    Mar 22 Mar - 23:03

Les domestiques et servantes :

La plus banale des contraintes est celle qui pèse sur les servantes exposées à l'exploitation sexuelle par leur maître. Plus la condition sociale est déprimée, plus les capacités de résistance sont réduites d'autant qu'on veut croire que ces mulierculae portées à une concupiscence perverse pour la damnation des maîtres et la subversion de leur maisonnée. Humbert de romans, déjà, dénonçait leurs manoeuvres "combien de fils de familles et de jeunes, qui auraient été honteux d'aller avec une femme dans les rues, ont perdu leur virginité avec ces servantes. Et ainsi font de telles femmes car elles sont coupables de tous les péchés que ces jeunes peuvent ensuite commettre".

Des sermons sont composés à l'intention de ces dangereuses domestiques qu'il faut admonester ; genre peut-être développé afin de maintenir dans l'obéissance et culpabiliser le petit monde trouble des domestiques victimes, pour peut qu'elle soient avenantes, d'inévitables harcèlement par le maître ou ses enfants. Le menagier de paris multiplie les précautions touchant l'engagement des servantes dont il faut selon lui absolument connaitre les placements précédents, les relations, les origines familiales ; ce bourgeois veut garantir la paix domestique, mais fait du même coup le constat des troubles qui perturbent les arrières salles des honorables demeures parisiennes.

Les statuts florentins de 1415 traduisent parfaitement l'intense mépris social et moral pesant sur les domestiques, bonnes à tout faire et à tout supporter : le rapt d'une vierge, d'une épouse ou d'une veuve honnête coûte 500 livres, celui d'une personne de minoris conditionis 100 livres, celui d'une famula 25 livres. En corse, à la même époque, les choses sont dites sans détours ; certains contrats d'engagement de domestique spécifient que la servante doit être aussi la compagne de l'homme. Le notaire lui fait dire par exemple : "je dois rester avec toi en tant que servante et amie pendant les six prochaines années"

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MessageSujet: Re: les métiers    Mar 22 Mar - 23:05

Les esclaves :

Telle est la violence masquée, la mieux partagée, et aussi la moins condamnée, parce que partout perpétrée acceptées intériorisée par les victimes elles-mêmes. S'y superposent les traumatismes de la guerre, des rébellions, des répressions, des luttes de factions avec leur lots de viols, d'enlèvement, d'humiliations publiques et d'honneur perdu.

En Sicile déchirée par les vendettas, des légions de femmes, autrefois vierges et chastes, sont enlevées à leur propre patrie pour être vendues ailleurs pour travailler comme esclaves ou pour y être prostituées dans les bordels publics. A paris les femmes des bourguignons sont rassemblées pour être conduites "par de cruels sergents" à orléans comme de vulgaires ribaudes. En italie, une bonne manière d'humilier les vaincus consiste à enlever leurs femmes.  Par exemple en 1432 les siennois capturent les plus belles femmes du territoire florentin pour le lupanar de leur cité, dans lequel se côtoient dès lors bourgeoises, prolétaires et esclaves.

Les pays méditerranéens, comme on le sait, sont les lieux d'un florissant commerce d'esclaves, stimulé au lendemain de la peste noire par des autorités municipales avides de main d'oeuvre. En 1363 les prieurs florentins autorisent l'importation illimité d'esclaves des deux sexes, a condition qu'ils ne soient pas chrétiens. Même les maisonnées de petits marchands comptent deux ou trois esclaves. Entre 1414 et 1423, pas moins de mille esclaves sont vendus sur le marché de venise pour le travail, le service domestique et le plaisir des maîtres, car ce sont surtout des femmes (parfois dans un rapport de 3 sur 4)

Elles deviennent pour la plupart objets sexuels ou concubines de leurs maîtres, qui veulent les croire portées à la lubricité, comme outremont sont imaginées les servantes. Les ricordi (livres de familles) incluent parfois, en recette, de nombreuses sommes gagnées par la location des esclaves femelles qui entre 15 et 25 ans rapportent beaucoup. Le commerce licite de la chair vive ne pouvait demeurer sans influence, hors même des aires de la servitude. A florence, l'attention des Huit de Garde est attirée par l'existence d'un trafic de femme qui se développe parallèlement au marché des esclaves et échappe à tout contrôle. Des pèlerines sont réduites, par les hommes qui ont financé leur voyage, à l'état de servantes ou de meretrice afin de rembourser leurs dettes.

Les enfants esclaves : Les grands propriétaires wisigoths possèdent des centaines d'assujettis, souvent des enfants ou des ados qui semblent particulièrement mal traités, victimes de sévices, de mutilations, voire de castration, sorte de bétail humain livré au bon vouloir du maître. Soit ses enfants sont de condition servile par leur naissance puisque "la règle veut que le nouveau né assume la condition du plus vil de ses parents" soit il proviennent de razzias et de guerres. Soit ils sont vendus par leurs propres parents démunis ou contraints par une décision juridique.

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MessageSujet: Re: les métiers    Mar 22 Mar - 23:09

Les maquerelles et tenanciers (et autres profiteurs):

Fernando de rojas fait de la célestine "une vieille barbue, sorcière rusée habile en toute sortes de scélératesse" qui si elle le voulait, "ferait bouger les pierres pour les inciter à luxure". Elle fait six métiers, à savoir "couturière, parfumeuse, maîtresse en l'art de composer des fards et de réparer des pucelages, maquerelle un peu sorcière, le premier métier servant de couverture à tous les autres, sous couleurs duquel maintes jeunes servantes entraient chez elle, et pour y coudre chemises et collerettes, et aussi pour s'y faire recoudre. Les novellieri italiens, quand à eux, plus proche du réel, les voient en déambulation quotidienne, dans une quête tentaculaire de rapports sociaux tissés sans trêve, et sur lesquels se greffe une activité multiforme.

Ces femmes ont à fournir contre argent des filles aux hommes qui le désirent ; elles doivent donc être bien connues et aisément approchables, spécialement par des amateurs de statut élevé. Négligeons les logeuses ou les maquerelles en chambre qui se servent de leur logis pour prostituer une ou deux filles ; il existe beaucoup de degrés dans la profession : les unes simplement s'entremette, d'autres fournissent des jeunes, certaines tiennent également bordelage, une élite enfin travaille pour une clientèle d'Etat . Les appareilleuses mettent en contact, elles n'accueillent pas, mais constituent des couples éphémères. Elles doivent_et il faut pour cela être habile _mettre en valeur la fille qu'elles proposent, la présenter, sinon comme neuve, du moins comme non professionnelle. Elles peuvent, pour paisiblement pratiquer, opérer derrière d'honnêtes façades ; se présenter en recommanderesses qui ont de louer à ceux qui en ont besoin des chambrières et des nourrices et s'arranger pour les faire changer très souvent de places ; elles ont aussi l'opportunité de se faire très légalement passer pour des courtières en mariages, qui se prête à merveille aux arrangements éphémères ; elles peuvent enfin travailler hors de chez elles en tant que blanchisseuses, couturières ou brodeuses, fréquenter les lieux publics et y être interpellés sans que la conversation éveille le soupçon.

Mais elles ont surtout à persuader une jeune femme d'accéder à une demande de rencontre, à garantir au client la discrétion, et éventuellement à conduire la fille au lieu du rendez-vous. Aux yeux des autorités, elle devient ainsi, plus que le client, la corruptrice de la jeune femme. Pour le consommateur, l'implication de l'intermédiaire, dans le rapprochement, revêt une particulière importance : elle règle la question de l'accord féminin. Le problème est particulièrement sensible car la ligne de démarcation entre fornication, prostitution et viol n'est pas très précise. Cette incertitude est encore accentuée par une ordonnance qui place le viol non pas dans les crimes de violence mais dans les entreprises de séduction par paroles et par actes( ce réajustement permettaient aux accusés d'arguer qu'ils avaient persuadé la fille, et de se voir ainsi infliger une sanction relativement légère.)

Les signes de consentement d'une femme étaient malaisés à établir ; l'absence totale de cris et de violence pouvait être comprise comme indicatrice de consentement,et le rapport sexuel, en sens inverse, être entendu par les hommes intrinsèquement liée à la violence, les relations amoureuse dans une grande partie de la société étant tissées, tout à la fois, de manifestation de tendresse et de brutalité. Dans ce contexte, l'intervention de l'intermédiaire résolvait la question de l'accord féminin et tranformait la transaction en une variété d'échange commercial. La femme était une marchandise à convoyer au client et son accord devait être garanti ; l'agrément était obtenu par un geste que chacun comprenait. La fille ayant bu un verre offert par un éventuel client se trouvait du même coup obligée d'accepter la transaction sexuelle. Autrement dit, les rituels de la fornication vénale se calquaient sur ceux des fiançailles, et les paroles énoncées alors étaient peut-être homologues, la promesse de la conjonction charnelle remplaçant celle de mariage. Le travail de la courtière ne s'arrêtait pas là ; parfois elle accompagnait les "accordées" jusqu'aux lieu de leurs ébats ; mais elle ne semble avoir ni convenu du prix, ni prélevé sa part. Sa rémunération est séparée ; en cela les courtières se distinguées des patronnes de bordelages qui elles prélevaient directement comme le faisaient les tenancières.

Les tenanciers et tenancières d'étuves prostibulaires ou de bordels publics, qui afferment la gabelle de la prostitution pour exploiter celle-ci dans la ville ou dans l'un de ces quartiers, sont naturellement en contact avec les autorités et les propriétaires d'immeubles réservés à la fornication. ils doivent pour pratiquer déposer un capital et faire acte d'autorité au sein de leur rue ou de leur maison. Les fermiers, intermédiaires entre les filles, les hoteliers, les propriétaires et les autorités publiques, prêtent des serments contraignants de fidélité au maire et au conseil, et de bon gouvernement de la maison et des filles.

A l'intérieur de l'établissement, ces hommes et leurs suppôts ont droit de port d'arme, parfois même lors de leurs déplacement. Une autre ordonnance dit qu'il doit veiller à faire porter le signe aux femmes (en période de rigueur), à veiller à la propreté des chambres, ne tolérer ni jeux de hazard ni blasphèmes, prendre garde au feu, aux truands, et gérer "discrètement". Les autorités signifient par là leur volonté d'éviter les scandales, les brutalités disciplinaires et, en dehors même des gains tenus pour légitimes, la pratique du crédit usuaire assurant de durables et profitables carrières. Les bordels et maisons de tolérances sont perçues comme des investissements profitables et respectables. Leurs propriétaires et exploitants sont tenus pour bon chrétiens et souvent bons citoyens d'autant que leurs entreprises soit par la ferme soit par l'impot, génére des revenus publics.

Il y avait parmi ses profiteurs de femmes, des ruffians à plein temps passant avec leur gagne_pain d'une ville à l'autre, ainsi que quelques ribauds et leurs malheureuses compagnes, pour la luxure des sans-le-sou. Mais bon nombre faisaient de l'exploitation des chairs féminines un simple complément de leur gains incontestablement honnêtes. Certains professionnels en contact permanent avec les femmes incitaient celles-ci aux écarts lucratifs. Les barbiers qui pénétraient dans l'intimité familiale, passaient pour entretenir chez eux des femmes de mauvaise vie afin d'en faciliter le commerce; tailleurs et savetiers en faisaient de même. D'humbles artisans se présentant devant la justice en tant que purgator et lenone signifiait bien la complémentarité de leurs activités. Sans même parler des hommes relevant de l'autorité et chargés de contrôler les amours illicites _sergents, sous-viguiers de la justice ordinaire _que l'on retrouve souvent au coeur des affaires louches et des trafics douteux.

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MessageSujet: Re: les métiers    Mer 28 Sep - 13:28

La pêche :

Selon le droit féodal, les grosses rivières navigables appartiennent aux souverains, les petites rivières aux seigneurs justiciers et les ruisseaux aux propriétaires fonciers riverains.

Exemple Sologne : le revenu des étangs est fructueux, on en créé a partir des marécages qui se sont développés pendant la guerre de cent ans. Leur étendue est évaluée par centaines ou par millier d’empoissonnement. Les grands étangs peuvent contenir de quatre à huit millier de « carpeaux » ou poissons de l’année. Souvent près des étangs des réservoirs permettent de conserver le poisson qu’on vient de trier, lors de la pèche. Les « forcières » servent au frai et à la reproduction.

Le principal intérêt des étangs est de fournir du poisson. La pèche à lieu parfois tous les ans, mais aussi tous les deux ou trois ans. La valeur de l’étang dépend non seulement du volume d’eau mais aussi de la qualité et de la nature du sol qui en constitue le fond. De temps en temps, les étangs sont laissés à sec pendant deux ou trois ans ; on y cultive alors des avoines ; les insectes et les végétaux se rencontrent ensuite en grande abondance et permettent d’engrosser les poissons, lorsque l’eau est revenue.

Tout seigneur de terre peut « nourrir poisson de garenne » sur ses terres, sous réserve d’avoir à libre disposition de la rivière destinée à alimenter l’étang. Celui-ci la plupart du temps est exploité directement par le seigneur ou par ses officiers. Mais lorsqu’il n’a pas assez d’argent pour faire agrandir ou construire un étang, il le donne à rente perpétuelle à un cultivateur qui prend en charge les travaux. Ils partagent la propriété du fond et les revenus. Pécher dans ses réserves est un délit, dont le châtiment est corporel.


Techniques de pêche :

La Senne : grand filet comportant des pierres en bas et du liège en haut pour le faire tenir dans l’eau debout. On le tire par les deux bouts, l’un du rivage, l’autre d’un bateau qui le rabat vers le bord. Une poche qui traine sur le fond recueille les poissons que l’on dépose sur la rive.
Le guideau qui s’accroche par exemple au déversoir d’un moulin une fois placé dans l’eau arrête les poissons.
Le verveux large à l’entrée, cul de sac à l’autre extrémité, est posé de nuit et relevé le matin. La nasse est une sorte de verveux comportant des cerceaux de circonférence décroissante.

On place parfois des « bottes » ou nasses dans les fossés des villes, des châteaux. L’engin sert aussi de réservoir pour conserver le poisson vivant. Il suffit alors, les jours maigres, de prendre dans ces compartiments à poisson la carpe ou le brocher désiré.

Le truble est un petit filet aux mailles très serrés qui, fixé au bout d’une perche, permet de prendre des petits poissons.
Outre les filets et les engins dormans, qu’on lève à l’aide d’une barque, on pêche avec des nasses en osier. Le pêcheur use parfois du harpon. La pêche peut avoir lieu de jour comme de nuit, la nuit étant fructueuse.

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